Exode
Par les conférences de Robert Giffard à l'Hôtel du Cheval Blanc de Saint-Cosme-de-Vair (détruit de nos jour) , qui incitaient à l'exode vers le Canada . Plusieurs habitants de St Cosme et parmi leurs amis et compatriotes avaient signé un engagement et s'étaient joints à des contingents que Robert Giffard avaient établis sur ses terres de Beauport.

Au XVIIe siècle le Perche compte trop de bras pour l'agriculture et les métiers d'artisanat. Le goût de l'indépendance et une meilleure connaissance du Nouveau-Monde feront en sorte de susciter quelques départsdans toute la région et même jusque Bèllesmes.
Bien que n'ayant pas d'ouverture directe sur la mer, l'une des plus petites provinces de France : le Perche
a envoyé au cours du XVIIe siècle un bon nombre de ses enfants qui ont formé là-bas un début de peuplement de valeur.Artisans, bûcherons, laboureurs, venus du Perche, ont été les premiers à "faire de la terre". On en retrouve encore le témoignage, non seulement dans les noms de leurs descendants mais aussi dans le français parlé dans la vallée du Saint-Laurent qui est très apparenté au langage parlé encore maintenant par les habitants de la campagne percheronne.

HISTOIRE DES RELATIONS
ENTRE SAINT-COSME-EN-VAIRAIS
ET LE QUEBEC (Saint-Nicolas)
(Informations
provenant de l'association France-Québec)
ROBERT GIFFARD
En
1627, alors, qu'une épidémie sévissait au point que d'on avait dû édifier
un nouveau cimetière à Contres, Robert Giffard de Mortagne au Perche débarquait
au Canada et s'installait à Beauport, pour en devenir le seigneur des lieux. Désireux
d'y demeurer et d'y fonder un établissement, Robert Giffard revenait peu de
temps après dans son pays natal pour décider ses compatriotes à
l'accompagner. Robert Giffard décida donc de tenir de nombreuses réunions dans
le Perche afin de convaincre les habitants de partir. A Saint-Cosme, il venait
tenir ses réunions à l'auberge du cheval blanc, dans le centre du bourg, et
plusieurs habitants (environ 35), décidèrent de partir à sa suite. Ces 35
habitants sont issus de 13 familles que nous connaissons. Leur noms sont
inscrits sur la plaque posée à l'intérieur de l'église de Saint-Cosme.
LES 13 FAMILLES COSMENNES
PARTIES AU 17 ème SIECLE
1644: Louis Gagné, âgé de 33 ans part de Saint-Cosme avec
sa femme, Marie Michel, âgée de 22 ans et leur fille, Louise Gagné qui a 2
ans.
1649: Antoine Rouillard, 33 ans, part seul.
1650: Trois Cosméens décident de se rendre au Canada: Gervais Bisson, 48 ans,
Julien Fortin, 29 ans et demi et Claude Bouchard, 26 ans.
1652 : Florent Bisson et sa femme, Jeanne Yvon et leurs enfants, Mathurine
Bisson, 15 ans et Michel Bisson,13 ans. (Les
"Bissons" ont aussi émigré en Amérique)
Marie
Lereau, femme de Gervais Bisson, décide de rejoindre avec ses fils, Gervais, 10
ans et Antoine, 6 ans, son mari parti deux ans plus tôt.
Pierre
Maufay, 23 ans, part seul.
Michel
Roulois, 33 ans, sa femme, Jeanne Maslin et leurs filles, Jacqueline et Jeanne.
1653 : Pierre Gagné, 43 ans et sa femme, Marguerite Rouzée
et leurs trois fils, Louis, Pierre et Nicolas.
Charles
Pouliot, 21 ans, part seul.
1655: Simon Lereau (ou Laireau), 31 ans.
1656: Jacques Dodier, 19 ans.
1657: Simon Rocheron, 24 ans, Gervais Rocheron, 23 ans et
Marie Rocheron, 18 ans.
1659:Jean Royer, 24 ans.
1661 : Martin Boulard, 22 ans.
1662: François Garnier, 24 ans.
LOUIS GAGNE
Lorsque Louis Gagné part en 1644 de Saint-Cosme, il est meunier du moulin de Guémansais depuis 1630. Arrivé au printemps 1644, Louis Gagné n'est pas venu au Canada sans rien. Très vite, les actes le désignent sous le nom de Maître Louis Gagné. Il exerce la profession de laboureur, l'équivalent de propriétaire terrien. Le 31 décembre 1729, Louis Gagné et Marie Michel, sa femme, ont 541 descendants, ce qui leur donne respectivement droit au 29è et 28è rang parmi les pionniers. Les ler et 2è rang appartiennent à Jean Guyon et sa femme et à Zacharie et la sienne.
ANTOINE ROUILLARD DIT LARIVIERE
Antoine
Rouillard est charpentier quand il quitte la France pour le Canada en 1649. Très
vite, il va faire valoir son métier au Canada puisque lors de son premier marché,
le 6 février 1650, signé devant maître Audouard, notaire à Québec, il est
qualifié de Maître Charpentier. Le 22 avril 1653, Antoine Rouillard épouse
Marie Girard et le couple habite la côte Saint-Jean et Saint-François de Québec
jusqu'au 29 avril 1666, jour de la mort d'Antoine. Le 31 décembre 1729, Antoine
Rouillard avait 63 descendants.
GERVAIS BISSON
Gervais
Bisson est né en 1601 à Contres. Il était marié avec Marie Lereau et avaient
deux fils qui viendront le rejoindre plus tard au Canada puisque Gervais en 1650
était parti seul.
CLAUDE BOUCHARD DIT "LE
PETIT CLAUDE"
Tailleur
d'habits comme son père, Claude Bouchard est très certainement né près de
l'Auberge
du Cheval Blanc de Notre Dame de Vair, tout comme son compagnon de
voyage
et ami, Julien Fortin.
Dès
son arrivée en Nouvelle-France, en 1650, il obtient une terre à Beaupré
Le 25 mai 1654, toujours à Beaupré, chez Louis Gagné et Marie Michel
à lieu la cérémonie de mariage de Claude Bouchard et de Louise Gagné, baptisée
à Igé le 21 janvier 1642, elle a 12 ans.
D'abord
établi à Beaupré entre Caron et Pierre Gagné, Claude Bouchard aliéna sa
terre en faveur de Louis Guimont et de Jean Crenel, le ler octobre 1657 devant
maitre Aubert et alla se fixer sur une concession de 40 arpents reçue du Sieur
Le Tardif.
Actif
autant qu'entreprenant nous dit le Père Archange,"le petit Claude" était
dès 1658, fermier des Seigneurs de Beaupré à Saint Charles du Cap Tourmente.
Hélas,
comme nous l'avons vu pour Julien Fortin; c'est le moment où les Agniers
saccagent Tadoussac et ses environs. Claude Bouchard se réfugie alors à Château-Richer
avec les siens.
Là,
Charles Aubert de la Chesnaye, mandataire des seigneurs de Beaupré, lui concède
le 11 avril 1652, 3 arpents sur une demie lieue de profondeur où il devra se bâtir
une maison dans l'année. Un an plus tard, le 8 septembre l663, il achète la
terre de son voisin, Nicolas Manière, pour 255 livres.
Le
recensement de 1667, place notre colon entre Julien Fortin et la ferme des
seigneurs de Beaupré et lui donne 7 bestiaux et 8 arpents en valeur.
Celui
de 1681, le situe à Baie Saint Paul entre Pierre Dupré et Ignace Gagné, il a
10 bêtes à cornes et 6 arpents en valeur. Une dernière concession devait être
accordée à Claude Bouchard le 2 août 1694 par Monseigneur de Laval, évêque
de Nouvelle France. Elle comprenait 14 arpents et 8 perches de large pour une lieue et demie de profondeur, ente
François Bouchard et la rivière du Saut.
Le
19 octobre 1698, Claude Bouchard fait une donation à ses fils François, Louis
et Antoine. Il est enseveli à la Baie Saint Paul le 26 novembre 1699. Sa veuve
fait diverses donations à ses enfants en 1700 et 1706. Elle est également
ensevelie à Baie Saint Paul le 2 avril 1721. Le 31 décembre 1729, le ménage
Bouchard était représenté par 157 descendants.
JULIEN FORTIN DIT "BELLEFONTAINE"
Julien
Fortin est né à Notre-Dame-de-Vair le 9 février 1621. Il fait sa première
apparition au Canada en 1650. Le 26 décembre 1650, il achète au Petit Cap une
terre ou il passera sa vie après s'être marié, le 11 novembre 1652, avec une
jeune fille originaire d'Illiers en Eure et Loir, Geneviève Ganache. Julien
Fortin est surnommé "Bellefontaine" car un plan d'arpentage du Coteau
Fortin, montre qu'une source appelée Bellefontaine coule au plus creux du
Coteau. Le 2 3 août 1657, Julien Fortin, Sieur de Bellefontaine, acquiert pour
700 livres de Jean Lauzon, sa part de la Compagnie de Beaupré. Mais la terreur
iroquoise plane sur la région de Cap Tourment et Julien Fortin emmène sa
famille se réfugier à l'abri du réduit de Château Richer. Cependant, les
affaires de Julien Fortin continuent de se développer et ce dernier fait de
nombreuses transactions avec Claude Bouchard. Le 18 août 1680, il fait don aux
églises de Château Richer et de Saint-Anne du Petit Cap, d'un emplacement et
d'une maison à Château Richer. Le dernier acte où figure Julien Fortin, est
au baptême d'une fille de sa propre fille, Barbe, le 18 juin 1689. Au 31 décembre
1729, Julieri Fortin avait 364 descendants ce qui lui donne le 56è rang parmi
les pionniers établis au Canada. Il est à signaler qu'il est l'ancêtre de
la fameuse chanteuse "Madonna"
FLORENT BISSON DIT " SAINT-COSME "
Il
est le frère de Gervais Bisson. Il rejoindra son aîné au Canada avec deux ans
de retard, car il lui a fallu prendre en charge sa femme et ses deux enfants, la
femme de son frère eues deux fils. Le 27 mai 1646, il était engagé avec
Gervais et leur ami, Antoine Rouillard, à la mise en oeuvre des bois de Lonné,
pour le compte d'un marchand de Belléme. En 1652, la vaste Nouvelle France est
le lieu de son travail. Sa première apparition est au contrat de mariage d'un
autre ami du Vairais, Julien Fortin, le 23 octobre 1652.
Ses enfants:
Mathurine
Bisson baptisée à
Saint-Cosme le 9 juillet 1638. Elle épousera à Québec en 1656, Nicolas Prayé
et, en secondes noces à Château-Richer, Simon Rocheron, autre émigrant de
Saint‑Cosme.
Michel
Bisson baptisé à
Saint-Cosme le 11 novembre 1640. Il se maria le 8 novembre 1663 avec Suzanne de
Licerasse. Le Sieur de Saint-Cosme se fixa à la pointe de Lauzon où il obtient
plusieurs concessions. Ils eurent neuf enfants, plusieurs moururent jeunes, deux
furent prêtres dont un, missionnaire en Acadie, fut tué par les chetimacas
en1706.
Florent
Bisson décéda le 26 mai
1658, le 31 décembre 1729, il avait 73 descendants et sa femme, Jeanne Yvon,
autant.
PIERRE MAUFAY
Pierre
Maufay avait 23 ans quand il est arrivé au Canada. Sa présence au Canada se
manifeste pour la première fois le 23 mars 1653, où il est témoin à un
mariage, il y est désigné comme charpentier. Il se marie le 31 mai 1654 avec
une jeune Normande âgée d'environ 24 ans, Marie Duval. Ils eurent huit
enfants, tous baptisés à Québec. Pierre Maufay fut inhumé à Québec le 12
octobre 1677. Le 31 décembre 1729, le ménage Maufay a 207 descendants ce qui
lui donne le 167è rang parmi les pionniers . Sa femme a le 153è rang.
MICHEL ROULLOIS ET JEANNE MASLIN
Michel
Roullois est né en 1619 à Saint-Pierre-des-Ormes. Il est dit âgé de 33 ans
lors de son arrivée au Canada et Jeanne Maslin de 32 ans. La première présence
de Michel Roullois au Canada est attestée par son témoignage à une vente le 7
août 1652. Il prit des terres à ferme de Guyon de Buisson en 1657. II acheta
une, concession le 7 août 1690 et fut enseveli le 13 octobre 1690 à l'Ange
Gardien. Sa femme, Jeanne Maslin était de Saint-Cosme mais habita la paroisse
de Notre-Dame-de-Vair avec son mari. Elle fut inhumée à Château Richer le 5
janvier 1689. A la date du 31 décembre 1729, Michel Roullois et Jeanne Maslin,
ont 230 descendants.
CHARLES POULIOT
Charles
Pouliot est né le 9 avril 1628 à Saint-Cosme-de-Vair. Deux frères le
suivirent mais il fut le seul à prendre part à l'aventure canadienne. Le 11
octobre 1653, il achète une terre et est qualifié de maître charpentier. Le
5juin 1667, il épouse Françoise Meunier et eurent ensemble onze enfants de
1668 à 1686. Charles pouliot fut enseveli à Saint-Laurent de l'île d'Orléans
le 6 août 1699. Le 31 décembre 1729, Charles Pouliot avait 98 descendants.
SIMON LEREAU
Simon
Lereau arrive au Canada en 1655 et sa première apparition dans ce pays est datée
du 31 octobre 1665, en qualité de témoin à un contrat de mariage. Il se marie
le 27 novembre 1665 avec Suzanne Jarousse Au. Ils eurent sept enfants de 1659 à
1669 Il obtient une terre le 2 avril 1656. Simon Lereau décédera à l'Hôtel
Dieu de Québec à la fin de 1670 ou au début de 1671. Le 31 décembre 1729,
Simon Lereau est représenté en Nouvelle France par 156 descendants.
JACQUES DODIER.
Jacques
Dodier est né à Champaissant vers 1636-1638. Quelques mois après son arrivée
au Canada, il obtient une terre et ce le 3 novembre 1656. Il est qualifié de
laboureur. Le 30 novembre 1662, il épouse une jeune Québécoise, Catherine
Caron. Ils eurent cinq enfants de l664 à 1675. Jacques Dodier décèdera le 7 décembre
1667. Le 31 décembre 1729, il avait 94 descendants.
SIMON ROCHERON
Simon
Rocheron est né et a été baptisé à Saint-Cosme le 6 février 1633. Il a
apprit à écrire et signe très lisiblement, Quand il arrive au Canada, il a 24
ans et est engagé pour trois ans le 2 mai 1657. Les trois ans finis, il achète
une concession et le 12 septembre 1663, il épouse Mathurine Bisson. Il décède
le 19 octobre 1709 à l'Hôtel Dieu de Québec. Le 31 décembre 1729, il avait
52 descendants.
GERVAIS ROCHERON
Gervais
Rocheron est le frère de Simon, il a 23 ans quand il part avec lui. Il est témoin
à un contrat de mariage le 19 août 1657 et obtient une terre le 24 janvier
l661. Il exerce la profession de maçon. Il épouse le 26 décembre 1671, Marie
Magdeleine Guyon et décède le 14 décembre 1705. Il fut inhumé à
Sainte-Famille. Le 31 décembre 1729, il était représenté par 99 descendants.
MARIE ROCHERON
Marie
Rocheron est née le 21 avril 1631. Elle part avec ses deux frères à l'âge de
18 ans. Le 25 septembre 1657, elle épouse François Gaulin. Ils eurent onze
enfants et le quatrième fut maître d'école à Montréal. Elle décède le 20
février 1687. Le 31 décembre 1729, elle avait 71 descendants.
JEAN ROYER
Jean
Royer a 24 ans quand il arrive au Canada. Il est décédé entre le 4 mars 1675
et le 17 février 1676. D'après les recensements canadiens, il serait né entre
1635 et 1636. Après avoir eu un enfant naturel de Marie Dubois, il se marie le
12 novembre 1663 avec Marie Targer. Ils eurent sept enfants. Nous n'avons pas la
date exacte du décès de Jean Royer mais le 31 décembre 1729, il avait 86
descendants.
MARTIN BOULARD
Martin
boulard est le plus mystérieux des pionniers car nous n'avons pas son acte de
baptême, ni le nom de parents. Le père Archange dit qu'il est né vers 1639,
Monsieur Marcel Trudel qu'il vient du Perche. Il était au service de Noël
Pinguet, fidèle compagnon de Robert Giffard. Il obtient une terre le l0
septembre 1661 et périt noyé le 27 du même mois.
PIERRE GAGNE ET MARGUERITE ROUZEE
Il
y a huit ans que Louis Gagné est établi au Canada lorsque son frère aîné,
Pierre, baptisé à Igé le 2 janvier 1610, vient enfin le rejoindre avec sa
femme, Marguerite Rouzée. Ils ont baptisé quatre enfants à Saint-Cosme et le
cinquième à Courcival. Ils complétèrent leur famille en Nouvelle France par
une petite Marguerite, baptisée à Québec le 17 septembre 1653. Le 30 novembre
1653, Pierre Gagné assiste au mariage de sa nièce, Louise, avec Claude
Bouchard. Il obtient une terre avant 1656, mais est inhumé le ler mai 1656 à
Québec, miné par une fièvre lente. Marguerite
Rouzée, après la mort de son mari, abandonne ses terres de Beaupré à
son fils aîné, Louis, encore adolescent, et part avec les trois autres pour
Montréal où elle se remarie le l7 juin 1657 avec Guillaume Etienne. Pierre
Gagné et Marguerite Rouzée ont, au 31 décembre 1729, 258 descendants.
Leurs enfants:
Louis
Gagné dit" Belle
avance" devait mériter ce surnom à cause de sa précocité puisque à 13
ans, sa mère lui abandonne l'héritage paternel pour aller à Montréal. Il épouse
à Sainte Anne de Beaupré le 4 octobre 1673, Louise Picard. Les époux se font
une donation mutuelle devant Vachon le 15 novembre 1675. Avant son mariage le 3
novembre 1672, Louis Gagné avait reçu de l'Intendant Talon, la seigneurie de
la Fresnay. Louis Gagné et Louise Picard eurent onze enfants de 1674 à 1697.
Louis Gagné, Seigneur de la Fresnay fut inhumé à Québec le 24 juin 1698.
Pierre
Gagné, baptisé à
Saint-Cosme le 23 février 1645 et suivit sa mère à Montréal. Il s'établit
à la Prairie où il avait le renom de meilleur canotier avec Charles Lemoyne.
Il s'y maria avec Catherine Daubigeon, le 19 novembre 1670, dont il eu 13
enfants. Pierre Gagné mourut le 26 mars 1726.
Nicolas Gagné arriva à deux ans au Canada. Baptisé à Courcival le 23 janvier 1651, il vécut à la Prairie. Il ne contractera pas d'alliance et décèdera à Montréal où il fut inhumé le 8 septembre 1687.
Un ancêtre de la chanteuse
Madonna vient de Saint-Cosme-en-Vairais
De Julien Fortin à Madonna:
Madonna
a un ancêtre maternel sarthois: Une
revue du Michigan et un
magazine québécois de généalogie ont publié son ascendance (en 1995). Par
sa mère, franco-américaine, Madonna a des ancêtres québécois issus d'un colon
de Nouvelle-France venu de Saint-Cosme-en-Vairais en 1650: Julien Fortin.
Dans
un concert à Montréal, Madonna avait révélé que sa mère, décédée était
franco-américaine. Les spécialistes en généalogie, sport national au Québec,
se sont mis en recherche. "Nous avons mis plus de deux ans parce que le
Michigan ne dispose pas de répertoires de mariages comme le Québec",
explique René Jette. Cet universitaire montréalais, auteur d'un dictionnaire
des familles du Québec qui fait autorité, a fait équipe avec une collègue américaine.
Gail F. Moreau.
Du
Québec au Michigan:
Ses
grands-parents maternels portent l'un et l'autre le nom de Fortin. Un même
patronyme qui recouvre deux aventures parallèles d'immigrants québécois venus
dans le Michigan à la fin du XIX° siècle. A cette époque, le Québec
francophone de la "revanche des berceaux ", après la conquête anglaise
compte trop de bras qui vont tenter leur chance plus à l'ouest. Mais les deux
lignées de Fortin qui s'établirent au Michigan ont, une centaine d'années
plus tôt, la même origine. Au début du XVIII' siècle. à Cap-Saint-Ignace.
Louis Fortin se marie une première fois à Anne Bossé, en 1714: ils donnent
notamment naissance à Claude Fortin, ancêtre de la grand'mère maternelle de
Madonna, Elsie Fortin. En 1735, Louis Fortin se marie une seconde fois avec Madeleine
Langelier: leurs fils, Augustin Fortin, est l'ancêtre de Willard Fortin, le
grand-père maternel de Madonna. Or, ce Louis Fortin est le petit-fils du
premier Fortin arrivé en Nouvelle-france: Julien Fortin, venu de
Saint-Cosme-en-Vairais.
L'aventure de Julien Fortin:
Qui
est ce Julien Fortin ? Les généalogistes québécois, notamment Gérard Lebel
dans la collection "Nos ancêtres", ont retrouvé sa trace, il fut
baptisé le 9 février 1621 à Saint-Cosme, là où ses parents, Julien Fortin
et Marie Lavie se sont mariés, paroisse " Notre-Dame-de-Vair", le
26 novembre 1619. Julien fils, qui a une sœur et trois frères, perd sa mère
à 7 ans. Son grand-père maternel, Gervais Lavie, possède une célèbre «Auberge
du cheval blanc, où descend le médecin Robert Giffard (originaire de
Mortagne), de retour de Nouvelle-France. A 13 ans, Julien s'enflamme pour le récit.
Lorsque, seize ans plus tard, Robert Giffard revient, ils sont plusieurs du pays
à le suivre.
Voilà
Julien Fortin, 29 ans, embarqué à Dieppe pour une périlleuse traversée
de trois mois. Claude Bouchard, le tailleur d'habits est aussi du voyage. Julien
Fortin, désormais surnommé "Bellefontaine" en raison, dit-on, d'économies
rondelettes, achète sitôt arrivé cinq arpents à Sainte-Anne-de-Beaupré. En
1657, il possède des terres au Cap-Tourmente, aujourd'hui appelé
Coteau-Fortin. Il paye même "en nature de castor" un coin de
l'île d'Orléans qu'il revend en 1662 à Mgr de Laval. En 1667, il a deux
domestiques. Ce colon prospère est aussi repéré pour ses dons, comme une
maison avec fournil et en 1680 pour l'église Saint-Anne. Parallèlement, il
fonde une nombreuse famille. Le11 novembre 1652 à 31 ans, il épouse Geneviève
Gamache, 17 ans, fille d'un colon venu du diocèse de Chartres. Leur première
fille Barbe, naît en 1654, puis Charles, qui sera le père de Louis Fortin.
Julien et Geneviève ont ainsi huit garçons et quatre filles "distants en
moyenne de 23 mois". Si Barbe, frappée d'une pleurésie à 12 ans, est
sauvée après avoir ««été recommandée Sainte-Anne par ses père et mère,
qui lui firent un vœu et une neuvaine, deux autres enfants décéderont à
l'adolescence d'épidémies, Selon les généalogistes. Julien Fortin fut enterré,
lui, en 1692 et sa femme en 1709.
Presque
250 ans plus tard naissait Madonna !
(Origine: Ouest-France, le 12janvier 1995, Georges Poirier)
Diane Tell serait aussi de la famille !