Domaine
de Fortbonnais
à Champaissant
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| François-Louis Véron du Verger (1695-1780) | François Véron de Forbonnais (1722-1800) |
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| Château de Fortbonnais en 1910, avant sa démolition | Les douves du château |
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| Plan du château de Fortbonnais, détruit depuis 1910 | |
FORBONNAIS
(François-Véron-du-Verger), économiste et financier français, né au
Mans en 1722 mort à Paris en 1800. Il se fit connaître par ses Recherches et Considérations sur les finances de la France depuis 1595 jusqu'à l'an. 1721 (1758). (Recherches rétrospectives) Ses services furent utilisés par Silhouette et par Choiseul, mais un projet de réforme financière défavorable aux privilégiés causa sa disgrâce. I1 se confina dès lors dans ses fonctions d'inspecteur général des monnaies. Lors de la convocation des Etats généraux, il rédigea le cahier de la noblesse du Maine, puis travailla plusieurs mois dans le comité des finances de l'Assemblée constituante. Forbonnais, outre l'ouvrage déjà cité, a laissé plusieurs écrits dans lesquels il combat les théories des physiocrates. Source:
Larousse du XXéme siècle en 6 volumes |
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Extrait de "Géographie-Atlas du département de la Sarthe" par J.Vallée en 1890:
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| En
1760, notre compatriote conçut un projet de paix, dont l'exécution aurait épargné
alors à la France la honte et l'humiliation du traité de Versailles en 1763. Ce plan, capable de séduire l'ambition anglaise, en nous conservant des ressources, fut accueilli par le duc de Choiseul, discuté dans le conseil, en présence de M. de Fuentes, ambassadeur d'Espagne, qui offrit de la part de sa cour, une médiation armée, pour le faire réussir. Il fut alors question de choisir, pour plénipotentiaire en Angleterre l'auteur de ce projet. Mais Louis XV n'en fit rien parce que Forbonnais avait, un caractère fier et indépendant. Chargé du secret de l'État et craignant tout pour sa liberté, Forbonnais se retira dans les montagnes de Bourgogne, à une verrerie où il avait des intérêts. En 1763 , Choiseul , après la paix, consulta de nouveau Forbonnais qui lui présenta un plan de réformation générale des finances, en 113 articles, tous motivés. Ce plan, discuté en présence du duc de Praslin, fut approuvé dans toutes ses parties ; les chefs de l'opposition dans le Parlement de Paris promirent qu'ils le recevraient avec joie. Mais Mme de Pompadour qui gouvernait alors Louis XV et la France, et qui n'aimait pas Forbonnais, fut bientôt instruite de ce projet qu'on avait osé former sans sa participation. Furieuse des réformes qu'il contenait, elle fit exiler l'auteur dans sa terre. On obtint, six semaines après, son rappel, dont il ne voulut pas profiter. Rendu à lui-même, Forbonnais voulut encore être utile aux autres. Il entreprit d'appliquer dans ses terres à Champaissant, les réformes qu'il avait proposées ; il fit même faire un cadastre qui aurait pu servir de modèle à ceux qu'on établit au siècle suivant. Rien de plus grand sans chercher à le paraître, que Forbonnais dans sa retraite; c'était la dignité de la vertu, qui voulait encore être utile à ses voisins ; c'était le témoignage de n'avoir jamais travaillé que pour le bonheur public. Il se plaisait à s'occuper du premier des arts, l'agriculture. |
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