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(Etude de Franck Chirat, Université du Maine,  maîtrise d’histoire médiévale 1996-1998)  


Lieu-dit: LE CHATEAU

Localisation

A 75 mètres au sud de l'église de René, le château borde au nord la départementale 26 menant à Courgains et à l'est la départementale 67 menant à Dangeul. A 100 mètres à l'est de l'Orthon, le site est à 85 mètres d'altitude, sur un terrain plat, à 350 mètres à l'ouest de Bourchemin.

REFERENCES I.G.N.          n°1717 Est         Année: 1988

Coordonnées Lambert :        AX: 442,9 AY: 1066,4

REFERENCES CADASTRALES

Année: 1838         Section : A3         Parcelles importantes : 869‑871-874‑878

VESTIGES

Type: Maison forte avec basse-cour.

Etat cadastral

La douve qui entourait le jardin et le reste du vivier, sont les seuls éléments qui nous ont permis de repérer l'emplacement de l'ancien château. De nombreux bâtiments subsistent à l'intérieur des anciennes fortifications probablement aux abords de l'ancienne maison seigneuriale. Ces derniers furent peut-être les communs. Le plus important longe la départementale 67 sur un peu plus de 20 mètres. Son pignon Sud sert à border l'entrée de la cour, appelée le bourg. Cette entrée est délimitée encore plus au Sud par un autre bâtiment, qui est dans le prolongement du premier. Au fond de la cour, des bâtiments orientés Nord-sud sont dans l'alignement de la douve à moins de 20 mètres à l'Ouest.

Contrôle sur le terrain

De l'ancien château féodal, il ne reste pratiquement plus rien. Toutefois, l'empreinte de cet ancien édifice subsiste sur les appuis de fondation des bâtiments actuels, de ce lieu‑dit. Un cimetière particulier existait en bordure Ouest de l'emplacement de l'ancien château. Les personnes qui y firent inhumées étaient : les seigneurs, les écuyers, et les soldats de ces familles, ou des combattants morts sur ce point défensif du Saosnois. Cet emplacement est confirmé par mademoiselle Marie-François, habitant le bourg et, par la découverte au début du siècle de très nombreux ossements et des résidus de ferrailles (probablement des morceaux d'armures)323c.

Les douves ont elles aussi pratiquement disparut excepté un point d'eau assez important qui se trouve être à l'origine même de la source fournissant l'eau des douves qui entouraient ce château. Le vivier est toujours existant même s'il a perdu un petit peu de sa superficie. Un souterrain reliant cet ancien château au manoir de Bourchemin, est très nettement confirmé vers le milieu du XXè siècle (324c).  

(323c Aubry (A), René le médiéval, Lettre ouverte sur la patrimoine communal. 1992. p. 19. 324c Idem 523c.)    

DONNÉES HISTORIQUES  

L'ancien château féodal qui constituait jadis un point de la défense sud de l'ensemble de protection de la région du Saosnois, du XIè et XIIè siècle fut détruit, très probablement à la fin du XIVè siècle (325c).

Le château de René fut rebâti en 1402 (326c), La seigneurie de paroisse qui lui était annexée, relevait de la baronnie et du baillage du Saosnois. Les seigneurs de René qui y demeurèrent, dès le XVè siècle appartenaient à la famille Le Vasseur. Le premier que nous avons retrouvé, qui était donc seigneur de René et qui dut demeurer au château fut : Jean Le Vasseur. La première mention remonte à 1478 (327c).

En 1486, il est aussi seigneur de Courgains (328c). Son fils Alain va lui succéder puisque nous le retrouvons en 1500, en apprenant qu'il a pour cousin Jean du Liscouet, qui était seigneur de Planche (329c), l'une des seigneuries les plus importantes de ce côté du canton, située dans la commune voisine de Thoigné. Cette seigneurie était arrivée dans la famille du Liscouet, suite au mariage de Rolland du Liscouet et de Anne Pesas, au milieu du XVè siècle (330c). Cette même Anne Pesas était la fille ou petite fille, de Jean Pesas qui était le frère de la dame de Concé, à Courgains (331c).

Pour en revenir aux seigneurs de René, Charles le Vasseur est mentionné pour la première fois en 1566 (332c). Ce dernier nous a laissé un document important, puisqu'il a rendu un aveu le 3 juillet 1600, au seigneur de Chérancé, qui est resté au château de Sérillac en traversant les siècles. Nous allons ici reprendre un extrait de cet aveu, dans lequel nous avons une description du site.

De vous monseigneur monsieur Jehan de la Chastaigneraye, escuier, seigneur chastelain des chastelenies de Charancé et de Chamblay, sieur des Pins, la Barre de Lunay, d'Asnières et du Perré, j'ay Charles Le Vasseur escuier, seigneur de René et des terres, fiefs et seigneuries de la Buglellerie, des Lettres, de Pontosme, de Chantepie, de Pinsson, du Cerees, de Badouflet, du petit Lombreil et du moulin dict du chasteau de Chérancé, tiens et advoue tenir de vous, mondict seigneur, à cause de damoiselle Marie de la Cherre, vostre espouse ( ....).pour raison de tous lesquels mes domaines, monseigneur, je vous ai autreffois faict juré et porté les dictes troys foys et troys hommages, dont et des choses tenues soubz la dicte première foy et hommage simple la déclaration s'ensuit. Et premier, ma haulte, moyenne et basse justice en ma seigneurie dudict René.

Item, ma maison seigneuriale de René, ouquel enclos y a deulx tourelles, une escuyrie, troys aultres tours et une fuye à colombes, la court et yssue qui en dépend, appartenances et deppendances.

Item, ma basse-cour, une grange, portail colombier sur iceluy, jardrins, viviers, prairie, leurs appartenances, circonstances et deppendances, le tout en ung tenant contenant troys journaulx ou environ, situé le tout près le bourg du dict René, joignant d'ung costé l'issue et grange dixmeresse du dict René en partie, et partie l'acquest que François Levasseur, escuier, mon filz aisné, a faict des terres et pré qu'il a acquis des religieux, abbé et couvent de Sainct-Vincent lès le Mans, d'aultre costé le chemin tendant du bourg de René à aller au grand chemin qui tend de Mamers au Mans ou a Beaumont, d'ung bout les jardins que mon dict filz a acquis des Vavasseurs, d'aultre …  

(325c Idem 323c. 326c La semaine du fidèle, Tome XIX, 1881, p. 663.
327c Idem 26c, chartrier de Grandchamp, p. 81.

328c Idem 15c, Tome IV ou V, p. 604.
329c Idem 327c, p. 86 ou A.D. 72, 4J 296. 
330c Idem 327c, p. 139.
331c Voir les données historiques du site de Concé à Courgains.
332c Idem 327c, p. 81).
 

… bout la terre Jehan Touret, à cause de sa femme, auparavant luy femme de feu Sébastian Espinay (333c) Lors du passage de Pesche, il ne restait déjà rien du vieux château excepté de profondes douves qui contenaient de grandes quantités d'ossements humains (provenant probablement de la guerre de Cent ans.)  
(333c Province du Maine, 1910, p. 47.)

  

  


Lieu-dit.: LES LETTRES  

Localisation

A 1,6 kilomètre au Sud-ouest de l'église, le site est localisable à l'Est du ruisseau nommé : Rau. L'accès à ce lieu se fait par une route irrégulièrement entretenue, longue de 320 mètres, rejoignant la départementale 195. Cet endroit est sur un terrain quelque peu vallonné à 86 mètres d'altitude.  

REFERENCES I.G.N.          n°1717 Est          Année : 1988

Coordonnées Lambert :        AX : 442,2          AY :1065,1

REFERENCES CADASTRALES

Année: 1838         Section: C3          Parcelles importantes : 872-866-867-868- 886

VESTIGE

Type: Maison forte avec basse-cour.  

Etat Cadastral

Un corps de bâtiments est situé au Nord du site. La maison d'habitation est celle qui est la plus au Sud et, sa partie Est servait d'écurie. Deux granges accolées forment un angle à l'opposé, au Nord du site. Un petit point d'eau de 10 mètres par 7 sépare l'une de ces granges, d'un petit bâtiment qui sert d'annexe à l'habitation. Une autre vieille construction borde l'Est du site. Sa taille est relativement modeste et, il n'est pas impossible qu'elle eut servie d'habitation avant la construction d'une plus conséquente.

Un chemin semble partir du Sud du site, juste à l'angle des écuries. Il se prolonge vers le Sud-ouest. Proche de celui-ci, un autre point d'eau, parallèle au premier est présent dans la parcelle appelée "le pâtis des marres", sur 17 mètres par 10. Si nous continuons à suivre le chemin sur une cinquantaine de mètres, il finit par séparer deux mares. II est fort probable que ces deux mares étaient autrefois réunies pour n'en former qu'une. De plus, la parcelle 888 a une forme qui laisse croire qu'elle était elle aussi en eau jadis, de manière à prolonger l'étendue d'eau. Cette dernière, située au Sud-ouest du site, est orientée de la même manière que les précédentes. Il est donc fortement possible, qu'un important réseau hydraulique ait été présent sur ce site, il y a de cela plusieurs siècles, de façon à le fortifier.  

Contrôle sur le terrain

L'accès au site n'est plus le même que celui du XIXè siècle. I1 s'est déplacé de quelques dizaines de mètres vers le Sud-ouest, de sorte que le chemin sépare désormais les parcelles 885, 887 et 889 de la parcelle 884. Les constructions sont les mêmes que celles présentes sur l'ancien plan cadastral. Les écuries ont cependant laissé leur place à un garage et, la petite étendue d'eau qui était proche de la grange a complètement disparu, laissant ainsi un passage permettant l'accès au jardin se trouvant comme auparavant sur l'arrière de l'habitation. La seconde étendue d'eau présente un peu plus au Sud-ouest dans le "patis des marres" est encore en place, mais elle est remplie de broussailles. Elle se trouve être quelque peu en contrebas puisque le Nord-est de cette parcelle (368) est surélevée d'au moins deux mètres, comme si la terre qui avait été enlevée pour former le fossé avait été remise à cet endroit. De plus, ce qui semblait avoir été un chemin, se révèle être en fait un fossé rempli de végétation, profond d'au moins deux mètres sur 3 et 4 mètres de largeur. La parcelle 385, qui la borde vers l'Ouest est surélevée de près de 3 mètres par rapport au jardin (parcelle 870). Ainsi, le site semble être légèrement enclavé, ceci est bien visible derrière le vieux petit bâtiment qui se trouve à l'Ouest . Le terrain y est creusé et de l'eau est présente dans l'alignement de ce qui semblait être un chemin et, qui est aujourd'hui un fossé. Il est donc possible que le site principal se soit trouvé entre les deux étendus d'eau les plus au Nord, sur l'ancien plan cadastral. Les granges auraient donc été construites plus tard, à ce qui aurait été un emplacement extérieur aux fortifications. Et, la basse-cour aurait été placée juste au Sud-ouest allant jusqu'à ce qui devait être une douve formée par les parcelles 866, 886 et 888.

DONNÉES HISTORIQUES

La première mention remonte à 1402. Elle se trouve dans un aveu rendu à Jean Pesaz, écuyer, seigneur de Planche (en Thoigné), par Jean Vayer qui déclare tenir à foi et hommage simple, à cause de Jeanne, sa femme, l'hébergement et appartenances appelés les lettres. Il se compose en "maisons, cour, courtils fossés, un bian et partie d'un verger qui est d'autre costé contenant le tout ensemble un journal et demy ou environ joignant d'un costé le chemin qui tend à venir à ma terre des Lettres d'autre costé et bout mon domaine d'autre bout à l'aitre du Prieur de Nauvay... (334c).

66 ans plus tard, Jean de la Vallée est cité comme vassaux de Planche, à cause de son aitre des Lettres (335c). Ce dernier est décédé avant 1480 puisque à cette date eut lieu une transaction entre Florent Gaubert, écuyer élu à Vendôme, demeurant à Paris et, Jean de la Vallée, seigneur des Lettres. Ledit Jean déclare que de feus Jean de la Vallée et de Gasseline Richard, ses père et mère, sont issus sept enfants : Pierre, l'aîné, Pierre le jeune, Michelle, femme de Jean Belier, Marie femme de Jean Guéretin, Catherine femme de Guillaume Frébert, et Jeanne à présent fiancée à Pierre Nanyvault. En vertu de cet acte, Jean de la Vallée donne son consentement à la vente faite par Pierre, son frère aîné, au dit Gaubert, de la terre des Lettres. II désire en échange, que le dénommé Gaubert lui verse 20 livres pour sa part d'héritage (336c). Ainsi, Florent Gaubert, licencié en droit, rend aveu à Jean du Liscouet, seigneur de Planches, en 1494 (337c). Six ans plus tard, ce même Jean du Liscouet abandonne à son cousin Alain le Vasseur, sieur de Thoigné, et à Marguerite d'Aubigné, son épouse, le profit résultant de la vente du fief des Lettres, par Simon Radin, conseiller au Parlement, et Florent Gaubert, chanoine de Sainte-Opportune à Paris, à Maître Robert Fouquet, pour un montant de 500 écus d'or (338c). Nous avons une description du site qui date de 1675. Elle se trouve dans une visite et montrée faite par le seigneur de René, dans laquelle il donne ses possessions. Elle nous apprend entre autre, que le bordage des Lettres avait été bâti de chaux et de sable alors que la porte d'entrée de cette maison était en pierre de taille. Dans la cour, un mur était bâti derrière cette maison, sur une hauteur de six pieds. C'est une vieille cloison de vingt pieds de long, toute ruinée. Une boulangerie est implantée à côté de cette maison. Une grande grange, une autre plus petite, des toits à porcs en partie détruits et une étable sont aussi mentionnés (339c).

Enfin, en 1692, François Montargon et Françoise Gault, son épouse, seigneur de René sont au nombre des vassaux de Planche (commune de Thoigné), pour sa métairie des Lettres (340c).  
(334c A.D. 72, 4J496 ou idem 26c, chartrier de Grandcgamp, p. 86.
335c Idem 26c, chartrier de Grandchamp, p. 139. 

336c Idem 335c, p. 86.
337c Idem 334c.
338c Idem 334c. 339c A.D. 72, B2054.

340c Idem 335c, p. 150.)

 


Lieu-dit : BOURCHEMIN

Localisation

A 350 mètres à l'Est de l'église de René, le site borde la route communale à la sortie du bourg reliant la départementale 26 à la départementale 300. Ce lieu est situé à 1,2 kilomètre au Sud-ouest de la maison forte : Louis sis dans la commune voisine de Thoigné, sur un terrain plat à 88 mètres d'altitude.

REFERENCES I.G.N.         n°1717 Est         Année: 1988

Coordonnées Lambert :        AX: 443,2 AY :1066,3

REFERENCES CADASTRALES

Année: 1838         Sections: A2 et C2         Parcelle importante : 604

VESTIGE Type: Maison forte avec basse-cour.

Etat cadastral

Le site se compose de trois bâtiments importants. La grange, de 34 mètres par 10 est orientée perpendiculairement à la départementale 26 qu'elle borde.

Les deux autres bâtiments en sont éloignés de quelques dizaines de mètres supplémentaire mais, ils lui sont parallèles. Le château est représenté par la construction qui se trouve le plus à l'Est. Sa taille est la plus conséquente puisqu'elle atteint les 40 mètres. Celle qui est juste à l'Ouest, dans le même axe, symbolise un commun ou résidait autrefois un maître chargé de superviser l'exploitation des terres.

Contrôle sur le terrain

L'entrée du site est comprise entre la mare qui est encore en partie présente et, la parcelle 605. Un mur borde désormais la route et, les parcelles 375 et 376 appelées toutes les deux : la grande digue, ne laissent pas apparaître de trace d'éventuel réseau hydraulique. Une grande grange fut construite en face de l'autre, en bordure de la parcelle 605, à l'Est, tandis que le château fut détruit. Il ne reste plus actuellement que la partie de bâtiments à usage agricole et le très bel "habitat" des anciens bailleurs des terres de cette seigneurie médiévale. Ce bâtiment possède une vieille cave et de vieilles cheminées. Celle du rez-de-chaussée a d'ailleurs été restaurée dans le style de l'époque.

 

DONNÉES HISTORIQUES

Nous n'avons rien retrouvé concernant l'époque moyenâgeuse. Cependant, Alexandre Aubry nous dit que "ce manoir, quoique ayant possédé une très belle élévation de bâtiments de base, a été : à la fois une habitation de seigneurie et le siège de gestion agricole des innombrables terres que comportait les propriétés des seigneurs de cette famille depuis la destruction vers le XIIè siècle, du château féodal de René (341c).

Il semble que le château du Bourchemin est été plus un grand manoir, qu'une implantation bien définie d'un château. Dès 1530, il va appartenir à des personnes très importantes. En effet, à cette date, Jacques Hamelin, évêque de Tulles, confesseur et premier aumônier de François ler achète …  
(341c Idem 323c, p. 18.)
… 
le château et les terres du Bourchemin. I1 n'en prendra droit qu'en 1533, date à laquelle il obtient de Françoise d'Alençon, baronne du Saosnois le droit de faire construire la halle actuelle, sur un emplacement qui dépendait de sa terre de Bourchemin342c. Il mourut en 1539, laissant ses biens à son neveu. En 1600, Louise Bernoust est dame de Bourchemin (343c) et, durant le XVIIlè siècle ce sont les membres de la famille Du Lau, qui sont seigneurs de Bourchemin (344c), demeurant au château (345c).

(342c Idem 15c, Tome V, p. 606.

343c Idem 342c. 
344c A.D. 72, E suppl., p. 277 à 280.  

345c AD. 72, 6J169 et idem 202c, Tome III, p. 18.1.
Fol. 1603.)


Lieu-dit: LA DOUVE

Localisation

Située au centre du hameau d'Epierre, la Douve est à 1,4 kilomètre au Nord-ouest de l'église de René. Elle est située à l'Est d'un petit ruisseau nommé le Marais, sur un terrain plat à 100 mètres d'altitude.

REFERENCES I.G.N.         n° 1717 Est         Année: 1988

Coordonnées Lambert:         AX: 442   AY: 1067,5

REFERENCES CADASTRALES

Année: 1838         Section: A1         Parcelles importantes : 246-247-248

VESTIGES

Type: Maison forte

Etat cadastral

L'accès au site qui est en bordure de route se fait entre un grand bâtiment qui sert de logement et une douve qui borde la route sur près de 40 mètres. Un reste d'une autre douve est encore présent, accolé au pignon Nord de l'habitation, et une autre petite étendue d'eau borde une partie du jardin (parcelle 246). Un petit ruisseau ferme l'Ouest de ce site et de petits bâtiments annexes sont placés au Nord.

Contrôle sur le terrain

Les anciens bâtiments ont disparu peu de temps après l'établissement du plan cadastral napoléonien. Ils furent remplacés peu de temps après puisque ceux qui sont présents aujourd'hui datent de 1844. La douve qui longeait la route est toujours en place et, elle mesure toujours près de 40 mètres sur 7 de largeur. Elle est alimentée par le petit ruisseau nommé le Marais. Tandis que ce dernier est presque asséché en période d'été, la douve peut encore contenir une hauteur de près de deux mètres d'eau, soit au moins un et demi de plus que le ruisseau. Les autres points d'eau ont disparu, probablement lors de la reconstruction des bâtiments.

 

DONNÉES HISTORIQUES

Ce site n'est pas documenté.  


La "Motte" de René

Lieu-dit: LA QUILLERIE

Localisation

A 2 kilomètres au Nord-Ouest de l'église de René, la Quillerie se situe près du hameau d'Epierre. Bien que près de la départementale 67, l'accès au site se fait par un chemin menant au bourg de René. A 113 mètres d'altitude, ce lieu est sur un terrain plat.

RÉFÉRENCES I.G.N.         n°1717 Est         Année: 1988

Coordonnées Lambert :        AX: 442,3 AY :1068,3

RÉFÉRENCES CADASTRALES

Année: 1838         Section : A1         Parcelle importante : 21

VESTIGES Type : Motte avec basse-cour.

Etat Cadastral

Nous sommes en présence d'une plate-forme circulaire d'environ 30 mètres de diamètre. En bordure Est de celle-ci un petit fournil fut construit et cette parcelle pris le nom de "Clos du Fourny". Juste au Sud du fournil, un fossé large de 6 à 7 mètres contourne la parcelle 21, avant de repartir vers le Sud, séparant ainsi les parcelles 20 et 22. En repartant, de la sorte ce fossé semble avoir servi à délimiter la basse-cour. Des bâtiments se sont implantés au Nord. La maison d'habitation est à l'Est alors que les écuries et la grange forment un L.

Contrôle sur le terrain

Les bâtiments présents sur l'ancien plan cadastral furent bâtis en 1743 et sont toujours en place.

Malheureusement d'autres bâtiments se sont greffés à ceux-ci. En effet, une grange fut construite entre 1950 et 1953 en lieu et place de la motte. Le propriétaire des lieux se souvient de l'avoir connue. C'est son père qui l'a fait raser de façon à construire sur cet emplacement un hangar. De plus, au début des années 50, avant les travaux, les fossés étaient encore en place comme en 1837. Leur largeur n'excédait cependant pas les trois mètres. Le terrain a garde la marque du fossé, dans sa partie la plus au Sud. 

DONNÉES HISTORIQUES

Nous n'avons rien retrouvé concernant ce site, si ce n'est la mention de terres au lieu de la Quillerie, appartenant à Maître Charles Péan, seigneur de la Chesnaie, qui rend aveu au regard de Grandchamp, à Charles de Perrochel, en 1660 (66c).
(66c Idem 45c).
INDICATIONS PARCELLAIRES 20 Clos du chemin. 21 Clos du foudre. 22 Clos de la mare. 29 Le parc de derrière.

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