Lieu-dit:
LE CHATEAU
Localisation
A
75 mètres au sud de l'église de René, le château borde au nord la départementale
26 menant à Courgains et à l'est la départementale 67 menant à Dangeul. A
100 mètres à l'est de l'Orthon, le site est à 85 mètres d'altitude, sur un
terrain plat, à 350 mètres à l'ouest de Bourchemin.
REFERENCES
I.G.N.
n°1717 Est
Année: 1988
Coordonnées
Lambert :
AX: 442,9 AY: 1066,4
REFERENCES
CADASTRALES
Année:
1838
Section : A3
Parcelles importantes : 869‑871-874‑878
VESTIGES
Type:
Maison forte avec basse-cour.
Etat
cadastral
La
douve qui entourait le jardin et le reste du vivier, sont les seuls éléments
qui nous ont permis de repérer l'emplacement de l'ancien château. De
nombreux bâtiments subsistent à l'intérieur des anciennes fortifications
probablement aux abords de l'ancienne maison seigneuriale. Ces derniers furent
peut-être les communs. Le plus important longe la départementale 67 sur un
peu plus de 20 mètres. Son pignon Sud sert à border l'entrée de la cour,
appelée le bourg. Cette entrée est délimitée encore plus au Sud par un
autre bâtiment, qui est dans le prolongement du premier. Au fond de la cour,
des bâtiments orientés Nord-sud sont dans l'alignement de la douve à moins
de 20 mètres à l'Ouest.
Contrôle
sur le terrain
De
l'ancien château féodal, il ne reste pratiquement plus rien. Toutefois,
l'empreinte de cet ancien édifice subsiste sur les appuis de fondation des bâtiments
actuels, de ce lieu‑dit. Un cimetière particulier existait en bordure
Ouest de l'emplacement de l'ancien château. Les personnes qui y firent inhumées
étaient : les seigneurs, les écuyers, et les soldats de ces familles, ou des
combattants morts sur ce point défensif du Saosnois. Cet emplacement est
confirmé par mademoiselle Marie-François, habitant le bourg et, par la découverte
au début du siècle de très nombreux ossements et des résidus de ferrailles
(probablement des morceaux d'armures)323c.
Les
douves ont elles aussi pratiquement disparut excepté un point d'eau assez
important qui se trouve être à l'origine même de la source fournissant
l'eau des douves qui entouraient ce château. Le vivier est toujours existant
même s'il a perdu un petit peu de sa superficie. Un souterrain reliant cet
ancien château au manoir de Bourchemin, est très nettement confirmé vers le
milieu du XXè siècle (324c).
(323c
Aubry (A), René le médiéval, Lettre ouverte sur la patrimoine communal. 1992.
p. 19. 324c Idem 523c.)
DONNÉES
HISTORIQUES
L'ancien
château féodal qui constituait jadis un point de la défense sud de
l'ensemble de protection de la région du Saosnois, du XIè et XIIè siècle
fut détruit, très probablement à la fin du XIVè siècle (325c).
Le
château de René fut rebâti en 1402 (326c), La seigneurie de paroisse qui
lui était annexée, relevait de la baronnie et du baillage du Saosnois. Les
seigneurs de René qui y demeurèrent, dès le XVè siècle appartenaient à
la famille Le Vasseur. Le premier que nous avons retrouvé, qui était donc
seigneur de René et qui dut demeurer au château fut : Jean Le Vasseur. La
première mention remonte à 1478 (327c).
En
1486, il est aussi seigneur de Courgains (328c). Son fils Alain va lui succéder
puisque nous le retrouvons en 1500, en apprenant qu'il a pour cousin Jean du
Liscouet, qui était seigneur de Planche (329c), l'une des seigneuries les
plus importantes de ce côté du canton, située dans la commune voisine de
Thoigné. Cette seigneurie était arrivée dans la famille du Liscouet, suite
au mariage de Rolland du Liscouet et de Anne Pesas, au milieu du XVè siècle
(330c). Cette même Anne Pesas était la fille ou petite fille, de Jean Pesas
qui était le frère de la dame de Concé, à Courgains (331c).
Pour
en revenir aux seigneurs de René, Charles le Vasseur est mentionné pour la
première fois en 1566 (332c). Ce dernier nous a laissé un document
important, puisqu'il a rendu un aveu le 3 juillet 1600, au seigneur de Chérancé,
qui est resté au château de Sérillac en traversant les siècles. Nous
allons ici reprendre un extrait de cet aveu, dans lequel nous avons une
description du site.
De
vous monseigneur monsieur Jehan de la Chastaigneraye, escuier, seigneur
chastelain des chastelenies de Charancé et de Chamblay, sieur des Pins, la
Barre de Lunay, d'Asnières et du Perré, j'ay Charles Le Vasseur escuier,
seigneur de René et des terres, fiefs et seigneuries de la Buglellerie, des
Lettres, de Pontosme, de Chantepie, de Pinsson, du Cerees, de Badouflet, du
petit Lombreil et du moulin dict du chasteau de Chérancé, tiens et advoue
tenir de vous, mondict seigneur, à cause de damoiselle Marie de la Cherre,
vostre espouse ( ....).pour raison de tous lesquels mes domaines, monseigneur,
je vous ai autreffois faict juré et porté les dictes troys foys et troys
hommages, dont et des choses tenues soubz la dicte première foy et hommage
simple la déclaration s'ensuit. Et premier, ma haulte, moyenne et basse
justice en ma seigneurie dudict René.
Item,
ma maison seigneuriale de René, ouquel enclos y a deulx tourelles, une
escuyrie, troys aultres tours et une fuye à colombes, la court et yssue qui
en dépend, appartenances et deppendances.
Item,
ma basse-cour, une grange, portail colombier sur iceluy, jardrins,
viviers, prairie, leurs appartenances, circonstances et deppendances, le tout
en ung tenant contenant troys journaulx ou environ, situé le tout près le
bourg du dict René, joignant d'ung costé l'issue et grange dixmeresse du
dict René en partie, et partie l'acquest que François Levasseur, escuier,
mon filz aisné, a faict des terres et pré qu'il a acquis des religieux, abbé
et couvent de Sainct-Vincent lès le Mans, d'aultre costé le chemin
tendant du bourg de René à aller au grand chemin qui tend de Mamers au Mans
ou a Beaumont, d'ung bout les jardins que mon dict filz a acquis des
Vavasseurs, d'aultre …
(325c
Idem 323c. 326c La semaine du fidèle, Tome XIX, 1881, p. 663.
327c
Idem 26c, chartrier de Grandchamp, p. 81.
328c
Idem 15c, Tome IV ou V, p. 604.
329c
Idem 327c, p. 86 ou A.D. 72, 4J 296.
330c
Idem 327c, p. 139.
331c
Voir les données historiques du site de Concé à Courgains.
332c
Idem 327c, p. 81).
…
bout la terre Jehan Touret, à cause de sa femme, auparavant luy femme de feu
Sébastian Espinay (333c)
(333c Province du Maine, 1910, p.
47.)
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Lieu-dit.:
LES LETTRES
Localisation
A
1,6 kilomètre au Sud-ouest de l'église, le site est localisable à l'Est du
ruisseau nommé : Rau. L'accès à ce lieu se fait par une route irrégulièrement
entretenue, longue de 320 mètres, rejoignant la départementale 195. Cet
endroit est sur un terrain quelque peu vallonné à 86 mètres d'altitude.
REFERENCES
I.G.N.
n°1717 Est
Année : 1988
Coordonnées
Lambert :
AX : 442,2
AY :1065,1
REFERENCES
CADASTRALES
Année:
1838
Section: C3
Parcelles importantes
: 872-866-867-868- 886
VESTIGE
Type:
Maison forte avec basse-cour.
Etat
Cadastral
Un
corps de bâtiments est situé au Nord du site. La maison d'habitation est
celle qui est la plus au Sud et, sa partie Est servait d'écurie. Deux granges
accolées forment un angle à l'opposé, au Nord du site. Un petit point d'eau
de 10 mètres par 7 sépare l'une de ces granges, d'un petit bâtiment qui
sert d'annexe à l'habitation. Une autre vieille construction borde l'Est du
site. Sa taille est relativement modeste et, il n'est pas impossible qu'elle
eut servie d'habitation avant la construction d'une plus conséquente.
Un
chemin semble partir du Sud du site, juste à l'angle des écuries. Il se
prolonge vers le Sud-ouest. Proche de celui-ci, un autre point d'eau, parallèle
au premier est présent dans la parcelle appelée "le pâtis des
marres", sur 17 mètres par 10. Si nous continuons à suivre le chemin
sur une cinquantaine de mètres, il finit par séparer deux mares. II est fort
probable que ces deux mares étaient autrefois réunies pour n'en former
qu'une. De plus, la parcelle 888 a une forme qui laisse croire qu'elle était
elle aussi en eau jadis, de manière à prolonger l'étendue d'eau. Cette
dernière, située au Sud-ouest du site, est orientée de la même manière
que les précédentes. Il est donc fortement possible, qu'un important réseau
hydraulique ait été présent sur ce site, il y a de cela plusieurs siècles,
de façon à le fortifier.
Contrôle
sur le terrain
L'accès
au site n'est plus le même que celui du XIXè siècle. I1 s'est déplacé de
quelques dizaines de mètres vers le Sud-ouest, de sorte que le chemin sépare
désormais les parcelles 885, 887 et 889 de la parcelle 884. Les constructions
sont les mêmes que celles présentes sur l'ancien plan cadastral. Les écuries
ont cependant laissé leur place à un garage et, la petite étendue d'eau qui
était proche de la grange a complètement disparu, laissant ainsi un passage
permettant l'accès au jardin se
trouvant comme auparavant
sur l'arrière de l'habitation. La seconde étendue d'eau présente un peu
plus au Sud-ouest dans le "patis des marres" est encore en place,
mais elle est remplie de broussailles. Elle se trouve être quelque peu en
contrebas puisque le Nord-est de cette parcelle (368) est surélevée d'au
moins deux mètres, comme si la terre qui avait été enlevée pour former le
fossé avait été remise à cet endroit. De plus, ce qui semblait avoir été
un chemin, se révèle être en fait un fossé rempli de végétation, profond
d'au moins deux mètres sur 3 et 4 mètres
DONNÉES
HISTORIQUES
La
première mention remonte à 1402. Elle se trouve dans un aveu rendu à Jean
Pesaz, écuyer, seigneur de Planche (en Thoigné), par Jean Vayer qui déclare
tenir à foi et hommage simple, à cause de Jeanne, sa femme, l'hébergement
et appartenances appelés les lettres. Il se compose en "maisons, cour,
courtils fossés, un bian et partie d'un verger qui est d'autre costé
contenant le tout ensemble un journal et demy ou environ joignant d'un costé
le chemin qui tend à venir à ma terre des Lettres d'autre costé et bout mon
domaine d'autre bout à l'aitre du Prieur de Nauvay... (334c).
66
ans plus tard, Jean de la Vallée est cité comme vassaux de Planche, à cause
de son aitre des Lettres (335c). Ce dernier est décédé avant 1480 puisque
à cette date eut lieu une transaction entre Florent Gaubert, écuyer élu à
Vendôme, demeurant à Paris et, Jean de la Vallée, seigneur des Lettres.
Ledit Jean déclare que de feus Jean de la Vallée et de Gasseline Richard,
ses père et mère, sont issus sept enfants : Pierre, l'aîné, Pierre le
jeune, Michelle, femme de Jean Belier, Marie femme de Jean Guéretin,
Catherine femme de Guillaume Frébert, et Jeanne à présent fiancée à
Pierre Nanyvault. En vertu de cet acte, Jean de la Vallée donne son
consentement à la vente faite par Pierre, son frère aîné, au dit Gaubert,
de la terre des Lettres. II désire en échange, que le dénommé
Gaubert lui verse 20 livres pour sa part d'héritage (336c). Ainsi, Florent
Gaubert, licencié en droit, rend aveu à Jean du Liscouet, seigneur de
Planches, en 1494 (337c). Six ans plus tard, ce même Jean du Liscouet
abandonne à son cousin Alain le Vasseur, sieur de Thoigné, et à Marguerite
d'Aubigné, son épouse, le profit résultant de la vente du fief des Lettres,
par Simon Radin,
conseiller au Parlement, et Florent Gaubert, chanoine de Sainte-Opportune
à Paris, à Maître Robert Fouquet, pour un montant de 500 écus d'or (338c).
Nous avons une description du site qui date de 1675. Elle se trouve dans une
visite et montrée faite par le seigneur de René, dans laquelle il donne ses
possessions. Elle nous apprend entre autre, que le bordage des Lettres avait
été bâti de chaux et de sable alors que la porte d'entrée de cette maison
était en pierre de taille. Dans la cour, un mur était bâti derrière cette
maison, sur une hauteur de six pieds. C'est une vieille cloison de vingt pieds
de long, toute ruinée. Une boulangerie est implantée à côté de cette
maison. Une grande grange, une autre plus petite, des toits à porcs en partie
détruits et une étable sont aussi mentionnés (339c).
Enfin,
en 1692, François Montargon et Françoise Gault, son épouse, seigneur de René
sont au nombre des vassaux de Planche (commune de Thoigné), pour sa métairie
des Lettres (340c).
(334c
A.D. 72, 4J496 ou idem 26c, chartrier de Grandcgamp, p. 86.
335c
Idem 26c, chartrier de Grandchamp, p. 139.
336c Idem 335c, p. 86.
337c Idem 334c.
338c Idem 334c. 339c A.D. 72, B2054.
340c Idem 335c, p. 150.)
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Lieu-dit
: BOURCHEMIN
Localisation
A
350 mètres à l'Est de l'église de René, le site borde la route communale
à la sortie du bourg reliant la départementale 26 à la départementale 300.
Ce lieu est situé à 1,2 kilomètre au Sud-ouest de la maison forte : Louis
sis dans la commune voisine de Thoigné, sur un terrain plat à 88 mètres
d'altitude.
REFERENCES
I.G.N.
n°1717 Est
Année: 1988
Coordonnées
Lambert :
AX: 443,2 AY :1066,3
REFERENCES
CADASTRALES
Année:
1838
Sections: A2 et C2
Parcelle importante : 604
VESTIGE
Type: Maison forte avec basse-cour.
Etat
cadastral
Le
site se compose de trois bâtiments importants. La grange, de 34 mètres par
10 est orientée perpendiculairement à la départementale 26 qu'elle borde.
Les
deux autres bâtiments en sont éloignés de quelques dizaines de mètres
supplémentaire mais, ils lui sont parallèles. Le château est représenté
par la construction qui se trouve le plus à l'Est. Sa taille est la plus conséquente
puisqu'elle atteint les 40 mètres. Celle qui est juste à l'Ouest, dans le même
axe, symbolise un commun ou résidait autrefois un maître chargé de
superviser l'exploitation des terres.
Contrôle
sur le terrain
L'entrée
du site est comprise entre la mare qui est encore en partie présente et, la
parcelle 605. Un mur borde désormais la route et, les parcelles 375 et 376
appelées toutes les deux : la grande digue, ne laissent pas apparaître de
trace d'éventuel réseau hydraulique. Une grande grange fut construite en
face de l'autre, en bordure de la parcelle 605, à l'Est, tandis que le château
fut détruit. Il ne reste plus actuellement que la partie de bâtiments à
usage agricole et le très bel "habitat" des anciens bailleurs des
terres de cette seigneurie médiévale. Ce bâtiment possède une vieille cave
et de vieilles cheminées. Celle du rez-de-chaussée a d'ailleurs été
restaurée dans le style de l'époque.
DONNÉES
HISTORIQUES
Nous
n'avons rien retrouvé concernant l'époque moyenâgeuse. Cependant, Alexandre
Aubry nous dit que "ce manoir, quoique ayant possédé une très belle élévation
de bâtiments de base, a été : à la fois une habitation de seigneurie et le
siège de gestion agricole des innombrables terres que comportait les propriétés
des seigneurs de cette famille depuis la destruction vers le XIIè siècle, du
château féodal de René (341c).
Il
semble que le château du Bourchemin est été plus un grand manoir, qu'une
implantation bien définie d'un château. Dès 1530, il va appartenir à des
personnes très importantes. En effet, à cette date, Jacques Hamelin, évêque
de Tulles, confesseur et premier aumônier de François ler achète …
(341c
Idem 323c, p. 18.)
le château et les terres du Bourchemin. I1 n'en prendra droit qu'en 1533,
date à laquelle il obtient de Françoise d'Alençon, baronne du Saosnois le
droit de faire construire la halle actuelle, sur un emplacement qui dépendait
de sa terre de Bourchemin342c. Il mourut en 1539, laissant ses biens à son
neveu. En 1600, Louise Bernoust est dame de Bourchemin (343c) et, durant le
XVIIlè siècle ce sont les membres de la famille Du Lau, qui sont seigneurs
de Bourchemin (344c), demeurant au château (345c).
(342c
Idem 15c, Tome V, p. 606.
343c
Idem 342c.
344c
A.D. 72, E suppl., p. 277 à 280.
345c AD. 72, 6J169 et idem 202c, Tome III, p. 18.1. Fol. 1603.)
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Localisation
Située
au centre du hameau d'Epierre, la Douve est à 1,4 kilomètre au Nord-ouest de
l'église de René. Elle est située à l'Est d'un petit ruisseau nommé le
Marais, sur un terrain plat à 100 mètres d'altitude.
REFERENCES
I.G.N.
n° 1717 Est
Année: 1988
Coordonnées
Lambert:
AX: 442 AY: 1067,5
REFERENCES
CADASTRALES
Année:
1838
Section: A1
Parcelles importantes : 246-247-248
VESTIGES
Type:
Maison forte
Etat
cadastral
L'accès
au site qui est en bordure de route se fait entre un grand bâtiment qui sert de
logement et une douve qui borde la route sur près de 40 mètres. Un reste d'une
autre douve est encore présent, accolé au pignon Nord de l'habitation, et une
autre petite étendue d'eau borde une partie du jardin (parcelle 246). Un petit
ruisseau ferme l'Ouest de ce site et de petits bâtiments annexes sont placés
au Nord.
Contrôle
sur le terrain
Les
anciens bâtiments ont disparu peu de temps après l'établissement du plan
cadastral napoléonien. Ils furent remplacés peu de temps après puisque ceux
qui sont présents aujourd'hui datent de 1844. La douve qui longeait la route
est toujours en place et, elle mesure toujours près de 40 mètres sur 7 de
largeur. Elle est alimentée par le petit ruisseau nommé le Marais. Tandis que
ce dernier est presque asséché en période d'été, la douve peut encore
contenir une hauteur de près de deux mètres d'eau, soit au moins un et demi de
plus que le ruisseau. Les autres points d'eau ont disparu, probablement lors de
la reconstruction des bâtiments.
DONNÉES
HISTORIQUES
Ce
site n'est pas documenté.
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La "Motte" de René
Lieu-dit:
LA QUILLERIE
Localisation
A
2 kilomètres au Nord-Ouest de l'église de René, la Quillerie se situe près
du hameau d'Epierre. Bien que près de la départementale 67, l'accès au site
se fait par un chemin menant au bourg de René. A 113 mètres d'altitude, ce
lieu est sur un terrain plat.
RÉFÉRENCES
I.G.N.
n°1717 Est
Année: 1988
Coordonnées
Lambert :
AX: 442,3 AY :1068,3
RÉFÉRENCES
CADASTRALES
Année:
1838
Section : A1
Parcelle importante : 21
VESTIGES
Type : Motte avec basse-cour.
Etat
Cadastral
Nous sommes en présence d'une plate-forme circulaire d'environ 30 mètres de diamètre. En bordure Est de celle-ci un petit fournil fut construit et cette parcelle pris le nom de "Clos du Fourny". Juste au Sud du fournil, un fossé large de 6 à 7 mètres contourne la parcelle 21, avant de repartir vers le Sud, séparant ainsi les parcelles 20 et 22. En repartant, de la sorte ce fossé semble avoir servi à délimiter la basse-cour. Des bâtiments se sont implantés au Nord. La maison d'habitation est à l'Est alors que les écuries et la grange forment un L.
Contrôle
sur le terrain
Les
bâtiments présents sur l'ancien plan cadastral furent bâtis en 1743 et sont
toujours en place.
Malheureusement
d'autres bâtiments se sont greffés à ceux-ci. En effet, une grange fut
construite entre 1950 et 1953 en lieu et place de la motte. Le propriétaire des
lieux se souvient de l'avoir connue. C'est son père qui l'a fait raser de façon
à construire sur cet emplacement un hangar. De plus, au début des années 50,
avant les travaux, les fossés étaient encore en place comme en 1837. Leur
largeur n'excédait cependant pas les trois mètres. Le terrain a garde la
marque du fossé, dans sa partie la plus au Sud.
DONNÉES
HISTORIQUES
Nous
n'avons rien retrouvé concernant ce site, si ce n'est la mention de terres au
lieu de la Quillerie, appartenant à Maître Charles Péan, seigneur de la
Chesnaie, qui rend aveu au regard de Grandchamp, à Charles de Perrochel, en
1660 (66c).
(66c Idem 45c).
INDICATIONS PARCELLAIRES 20 Clos du chemin. 21 Clos du foudre. 22 Clos de la
mare. 29 Le parc de derrière.
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