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NOUANS

Cadastre Napoléonien du Domaine de Favrolle en 1837

Nouans est un petit village du Saosnois, du canton de Marolles, d'une superficie de 829 hectares, dans le nord de la Sarthe. L'origine du nom pourrait être Nouans, Nouens, Noenno, Noentum, ou, par élision, peut-être de Noventum ou de Novigentum : ce qui exprimerait un nom nouveau, comme pour Nogent; ou bien du mot Noë, Noue, indiquant un lieu bas et humide.

    Il est borné au Nord par René-ès-Pierres, à l'Est par Dangeul, à l'Ouest par Meurcé, au Sud par Congé-sur-Orne. Il est traversé par une rivière, "La Gandelée". Sa forme est celle d'une oreille humaine ayant sa partie concave à l'Occident et s'étendant du Nord ouest au Sud sud-est sur une longueur d'environ 5,5 km, contre 2 km de largeur d'Est en Ouest.

Population :

1823 à 1030 habitants

1873 à 741

1902 à 612

1942 à 461

1990 à 250

1999 à 252

Son histoire :

    Au VIe siècle avant Jésus-Christ, la région est peuplée de tribus celtiques, les Cémonans, qui est une fraction du peuple des Aulerques. Ils recherchent les meilleures terres agricoles et le minerai de fer pour fabriquer leurs outils et leurs armes. Les Gaulois, bons cultivateurs et éleveurs, ont donc pu choisir la vallée de Nouans, favorable à la prairie et à la culture, pour s'y installer. Pour l'instant, aucun vestige ne permet d'affirmer avec certitude qu'une petite colonie celtique vivait sur ce site. Cependant, les fouilles récentes sur Vivoin, effectuées avant la construction de l'autoroute, indiquent de nombreux habitats gaulois. La situation de Nouans, au bord de la petite rivière "Le Runan " (aujourd'hui "La Gandelée") était très favorable pour maintenir l'eau dans la vallée à l'aide d'un barrage en bois, ce qui permit d'y établir un étang très recherché pour le poisson. Le réseau de douves, très ancien, qui existe encore au XIXe siècle, a donc été creusé au début de l'occupation du site dans un but défensif mais aussi pour maintenir le poisson captif Il reste encore actuellement une douve sur deux côtés du bourg.

    Les Gaulois cultivent alors essentiellement du blé et de l'orge, peut-être aussi du seigle et du millet. Le chanvre et le lin le sont en vue de la fabrication de fil pour le tissage. L'orge sert à l'élaboration de la bière, dont la consommation est très largement répandue, avec celle de l'hydromel.

    Le village, qui est donc cerné en partie de douves indique une cité également bien organisée pour sa défense. Mais malgré ces ouvrages de protection, le village fut pris en 1417 par les Anglais. Le château fut repris peu de temps après par Ambroise de Loré.

    Les archives ne permettent pas de connaître le premier millénaire, à part le fait que l'église est sous l'invocation de Saint-Martin au IVe siècle.

    En 1608, les moines de Saint-Vincent du Mans reçoivent de Gaultier de Montmirail, pour partie à titre de don et partie à titre de vente, les bénéfices des oblations faites à l'église de Nouans. Cette propriété s'est maintenue jusqu'en 1789.

    Vers l'an 1223, le chapitre de la cathédrale du Mans cédé aux religieux de Saint-Vincent son droit de perception d'une portion de dîme de vin dans la paroisse de Nouans.

Nouans du IVe au XV siècle :

   C'est au IVe siècle que le christianisme apparaît à Nouans avec les prêtres de Saint-Martin de Tours, de culture gallo-romaine. Vraisemblablement, leur influence se fait alors sentir sur la vie de ce petit village. Au cours du Moyen- äge, la structure économique et religieuse d'un village comme Nouans, est guidée par l'autorité des prêtres. Autour de l'église, très modeste, vivent des artisans pauvres et laborieux.

    Le sol de Nouans contenant peu de pierre à bâtir, les maisons sont construites en colombage. Il ne reste aucun vestige de l'époque du Haut Moyen age.

    A la fin du premier millénaire, le mode de vie a peu changé. Les impôts multiples et le servage qui sévit partout, font régner la pauvreté dans les villages et les campagnes.

    Pour vendre les produits des terres défrichées, les échanges commerciaux se mettent en place entre les villages et les cités fortifiées comme Beaumont le Vicomte où se tiennent les commerçants et les foires.

    Vers 1060, ainsi qu'il est écrit dans le cartulaire de Saint-Vincent, Gaultier de Montmirail et sa femme Rachilde cèdent, partie en don, partie vendue, les bénéfices de l'église de Saint-Martin de Nouans avec l'emplacement de la maison, de l'atrium, de la cour et de la place ainsi que terre de Dogron, leur vassal, aux moines de Saint-Vincent du Mans. Par la suite, Roger de Mongulmer, seigneur de Bois Barrier au Val, et sa femme Aimable, contestèrent ce don. Monseigneur Avesgaud, abbé de Saint-Vincent, les prie de cesser cette dispute pour le salut de leur âme. Ils abandonnèrent alors toute contestation et confirment ce don. Cette église primitive se situait à un emplacement proche de l'actuelle.

    Gaultier de Montmirail avait consenti ce don pour se faire pardonner le vol de cent porcs qui appartenaient aux moines : les seigneurs de cette époque se comportaient parfois comme de vulgaires brigands.

    Au Xe siècle, l'Église mancelle est en pleine extension matérielle. Au XIe des féodaux pillards, comme le comte du Maine, Herbert dit " éveillle-chien " ou Gaultier de Montmirail, comblent de biens les fondations monastiques. L'évêque Avesgaud peut alors entreprendre des travaux importants. Il fait notamment reconstruire en pierre les bâtiments de l'évêché et l'hôpital qui auparavant étaient en bois.

    Dans les campagnes, les bourgades comme Nouans se développent autour des monastères et des églises qui possèdent alors de grandes propriétés foncières.

    Le XIe siècle voit l'établissement de seigneuries héréditaires, il semble que ce fut le cas pour Renaud de Nouans (cité dans le cartulaire de Saint-Vincent).

Histoire féodale :

   La seigneurie de Nouans possédait un droit de juridiction à trois degrés.

    Au début du XVe siècle le château est la propriété de la famille des Usaiges. Puis, par le mariage de Marie d'Usaiges avec Guy de La Rochefoucault, plusieurs seigneurs de Nouans portent ce nom, jusqu'au décès sans postérité de Jacques de La Rochefoucault et de sa veuve Blanche de Montbron.

    En 1528, la seigneurie de Nouans appartient à Guillaume Poyet, chancelier de France.

    Au début du XVIIe siècle, cette propriété passe à la famille de la Barre, puis au XVIIIe siècle, à la famille Brière. En 1760, elle est acquise par Martin Butet, qui fut le dernier seigneur de Nouans.

    Après la mort de Jacques de La Rochefoucault, Guillaume Poyet intente, en 1528 et 1529 un procès aux assises du baillage de Beaumont le Vicomte, contre les droits seigneuriaux que revendique le seigneur de Saint-Aignan sur les terres de Nouans. En 1542, il présente une nouvelle contestation au parlement de Paris. Il perd son procès en 1553. Les seigneurs de Nouans deviennent alors les vassaux de ceux de Saint-Aignan.

    En 1609, Adam de la Barre, seigneur de Nouans, conseiller au Grand Conseil, est toujours le vassal de celui de Saint-Aignan. Il doit lui rendre hommage pour son château et sa seigneurie de Nouans, sa fuie(sorte de petit colombier), ses étangs de Montléard, sa métairie de Beauvais et autres terres. Il doit aussi assurer la garde et le guet au château de Saint-Aignan.

    En 1639, sur la liste du ban et de l'arrière ban, le seigneur du fief du Plessis de la Gentière à Nouans est taxé de quinze livres, en tant que vassal du seigneur de Nouans. On croit encore dans le pays que la ferme de la Gentière a été le site de l'ancien manoir seigneurial de Nouans. Ce n'était qu'un fief.

    En 1613 et 1643, sont mentionnés au nombre des vassaux et censitaires du seigneur de Saint-Aignan taxés pour des terres situées à Nouans :

I/ le procureur de la fabrique de la paroisse de Nouans, pour la ferme de la Bouverie (12 deniers),

2/ Jacques de Bresteau, pour la ferme de la Jacoberie (6 deniers),

3/ P. Bois Simon, pour la Mallevalerie,

4/ Jean Chamballu et ses frères, pour la Mellinerie,

5/ Michel de Maridort, seigneur de SaintOuen en Belin, pour la ferme de la Loretterie,

6/ Michelle Bailly, veuve de J. Rotrou, pour la Mellinellerie,

7/ J. Gallet, pour la ferme de la Jayerie

    En 1665, Jean de la Barre, seigneur de Nouans et de la Bellangerie à Meurcé est cité comme vassal de Nicolas Connuau, seigneur de Saint-Aignan.

Les fermes avant 1789 :

Le plus souvent, les maisons de ferme sont petites et ne comportent que deux pièces : la salle commune et une chambre. Le cheptel, bovins, chevaux et moutons est en très bon état et tenu propre (tout comme le fournil et la laiterie), malgré l'étroitesse et le plafond bas des écuries, des étables et des bergeries. Néanmoins, les cours ne sont pas closes et le tas de fumier avoisine l'abreuvoir.

Dans une ferme de quarante journaux (1 journal=44ares), il est courant de trouver six bœufs de travail et six de 1 à 3 ans, six vaches laitières, six génisses, deux juments poulinières, soixante à soixante-dix moutons, une truie et quatre à cinq porcs gras. On y trouve aussi des poules, des canards et des oies en quantité. Les jardins sont garnis de légumes, d'arbres fruitiers et de fleurs.

La nourriture est suffisante et le pain bis (fait de deux tiers de blé et un tiers d'orge), aliment essentiel à cette époque, ne manque pas, sauf les années de très maigre récolte. Acquise au prix d'un travail intense, cette relative aisance est plus alimentaire que pécuniaire, du fait des multiples impôts qui accablent la population.

Les ouvriers agricoles "Journaliers " sont les plus pauvres surtout lorsque, mariés avec des enfants, ils n'ont que leur maigre salaire pour subvenir aux besoins de leur famille. Ils habitent de petites maisons très modestes, le plus souvent en colombage. La dernière du genre a été démolie voilà quelques années à Voisin.

On côtoie aussi à cette époque une autre misère très importante : celle des mendiants qui parcourent quotidiennement les routes e la commune. La coutume est alors de leur donner un peu de pain.

L'agriculture et les paysans de Nouans :

Au XVIIIe siècle :

Dans ses mémoires, le curé Besnard a fait une description très détaillée de l'agriculture et de la vie des paysans de Nouans à cette époque. Avant la révolution de 1789, la paroisse compte environ cent cinquante foyers, pour la plupart des paysans, des ouvriers et quelques artisans. Au bourg, les maisons sont peu nombreuses, Les terres morcelées en parcelles de un à six ou sept journaux au plus, sont entourées de fossés et de haies très denses. On cultive le blé, l'orge et l'avoine, mais aussi le chanvre, le trèfle, les haricots et la vesce (sorte de fêve) . Le reste des terres est occupé par la pâture et la jachère, ce qui permet l'élevage de bovins, de chevaux et de moutons. A l'hectare, le blé donne 18 quintaux, l'orge 16, l'avoine 20, rendements très satisfaisants pour l'époque.

Dans la région, la coutume est de vendre le blé au marché. Aussi, les paysans y portent un ou deux sacs qu'ils vendent aux " blatiers " (marchand de blé de l’époque), ce qui offre à chacun l'occasion d'une journée de sortie. Cette habitude de se rendre chaque semaine au marché perdure de nos jours. Le curé Besnard ne voulant pas satisfaire à cette coutume, donne le conseil de vendre en gros aux meuniers, type de négoce qui procure de meilleurs prix.

Cependant, les routes et chemins de Nouans, en terre, sont peu praticables en hiver, et l'économie souffre plusieurs mois par an de cette circulation difficile.

Au XIXe siècle

On cultive le froment et l'orge, un peu l'avoine et très peu le seigle. Pas de sarrasin, mais du maïs et de la moutarde (herbe au beurre) comme herbage d'automne avec les vesces.

La grande culture du pays est le chanvre elle seule donne du travail au journalier et fournit la rente due au propriétaire. Les gens de métier ne savent pas comment on pourrait remplacer cette culture.

Le sainfoin est assez commun et on trouve partout le trèfle violet, dit trèfle du pays.

La pomme de terre est omniprésente, elle aussi, et en grande quantité, depuis que le curé, Yves Besnard, l'a introduite à Nouans.

Les clôtures des champs sont composées à la fois de haies et de pommiers, que l'on

plante également à l'intérieur des champs, à la mode normande, nouveauté que les

routiniers critiquent.

Son église :

C'est une belle petite église à croisées, de style gothique flamboyant. Le chœur est richement décoré. Derrière le maître-autel, on voit une grande toile de l'Assomption

de la vierge Marie, signée Boineau. Cette toile, le retable du maître-autel, ainsi que le tabernacle, tous du XVIIe siècle, sont classés monuments historiques depuis 1977.

L'ensemble de la nef semble dater du XIIIe et le clocher du XIVe Les chapelles apparaissent vers 1405, lors du mariage de Guy de la Rochefoucault et Marie d'Usaiges, dame de Nouans. La sacristie porte la date de 1661, gravée sur le linteau de la fenêtre.

La chapelle de droite est dédiée à la Sainte Vierge. 

On y voit deux tableaux remarquables, l'un de Saint-Jean l'Evangéliste dit porte latine, l'autre de Saint-Jean le Baptiste. Il faut aussi voir le retable et la statue de Saint-Joseph couronné.

Dans la chapelle de gauche, dédiée à Saint Sébastien, on peut admirer un autre beau retable. Dans un cadre sont inscrits les noms de la dernière confrérie et les statues de Saint-Sébastian, Saint-Michel, Sainte barbe et Sainte Philomène sont exposées à mi-hauteur.

Dans la nef, le bas-côté droit, de la fin du XVIIe est supporté par une rangée de piliers ronds, aux arcades cintrées.

Dans le chœur, au centre, se trouve la dalle funéraire de Brière de l'Ecluse, seigneur de Nouans, mort en 1737. Cette dalle, ainsi que la grille en fer forgé, les deux retables des chapelles et les vingt-deux stalles en bois sont inscrits à l'inventaire supplémentaire. 

A droite, le blason armorié accroché au chapiteau d'un pilier pourrait être celui de Nouans.

Les vitraux, le clocher et le coq ont été récemment restaurés.

A l'extérieur, au pied du mur à droite, on voit un bénitier en granit, renversé. Il servait de piédestal au garde champêtre pour ses "avis à la population". Curieux destin pour ce bénitier, probablement les anciens fonts baptismaux, qui furent extraits de l'église pour y placer les actuels, en marbre noir de Sablé. Il serait bien de le remettre à l'endroit, car c'est une belle pierre.

Le portail d'entrée, en pointe de diamant, est une belle menuiserie. A droite, une plaque en cuivre, classée aux monuments historiques en 1905, fait mémoire à Michel Hérel, curé de Nouans à la fin du XVIe siècle, fondateur de la chapelle de "Montguichet", Une autre, à droite, fait mémoire à Isaïe de Brière et son épouse.

En façade dominent le clocher en flèche et son horloge. Au XIXe, le ballet se tenait encore au-dessus du portail. Il a disparu lors de la restauration de l'entrée.

ST EXPEDIT :

Le soldat :

Saint Expédit commandait en chef la XIIe légion romaine, dénommée la Fulminante, qui tenait ses quartiers dans la ville de Mélitène, chef-lieu de la province romaine d'Arménie.

Pour mieux concevoir l'importance du poste qu'occupait notre saint, sachons qu'une légion se composait de dix cohortes, elles-mêmes subdivisées en centuries. La première cohorte était forte de onze cents fantassins et de cent trente-deux cavaliers cuirassés ; les neuf autres légions comptaient chacune cinq cent cinquante-cinq fantassins et soixante-dix cavaliers. L'effectif total était donc de six mille huit cent vingt et un hommes, auxquels il faut adjoindre les servants des machines de jet : balistes et onagres, les pontonniers de campagne et le corps des métiers d'accompagnement. Saint Expédit était le tribun, ou mieux : le primicerius de cette armée, première dignité de la légion nous dirions aujourd'hui, eu égard à l'époque, au moins général de division.

Cette XlIe légion, entièrement constituée d'Arméniens chrétiens, avait déjà protégé Jérusalem contre les assauts des Barbares. En ce temps-là, elle avait pour mission de veiller sur la protection de la frontière orientale continuellement menacée par l'invasion asiatique, que Rome appréhendait et redoutait vivement. Saint Expédit était donc investi d'une fonction stratégique de tout premier ordre.

Le nom de Fulminante donné à cette légion, provenait d'un fait d'armes miraculeux.

Le martyre de saint Expédit :

De son supplice, nous ne connaissons que l'indispensable : la date, le 13 des calendes de mai, soit le 19 avril 303 la ville : Mélitène aujourd'hui Malatia ; la forme flagellé jusqu'au sang puis décapité par le glaive. Que devint son corps ? Nous l'ignorons, mais pouvons facilement admettre qu'il dut comme tant d'autres, être jeté aux égouts de la ville, en pâtures aux bêtes ou mystérieusement enseveli par de courageux catéchumènes.

Il est évident que l'importance de son poste le désignait tout particulièrement, en tant que chrétien, à la haine de Galère ; certain aussi que, connaissant la rigueur et l'ampleur de la persécution, saint Expédit et ses compagnons ne se faisaient aucune illusion sur le sort qui les attendait à brève échéance. Les récents exemples de leurs collègues saint Sébastien et saint Maurice avaient dû les édifier, et Dieu permit qu'animés d'une foi robuste, l'Esprit saint les emplit encore de sa vertu de Force. L'amour de Dieu fut plus grand que tout amour de la vie, et leur espérance ne fléchit point. Soldats animés de courage en présence de l'ennemi, ils le restèrent en face de la mort, qu'ils acceptèrent vaillamment et dans le calme, pour le seul amour de leur Dieu. Ce qu'ils perdaient sur terre, le Seigneur devait le leur rendre de façon infiniment plus merveilleuse dans le ciel, en leur offrant cette couronne de gloire qu'il a promise à ceux qui l'aiment !

La terre, gorgée du sang des héros nationaux ne sait que crier haine et vengeance : gorgée du sang des martyrs chrétiens, elle implore miséricorde, comme du haut de sa Croix le Christ torturé, bafoué, pardonnait à ses bourreaux. Tel est le miracle posthume de la foi chrétienne, la raison pour laquelle nous devons prier tous les saints, afin qu'ils apaisent la juste et terrible colère du Seigneur en face de tant de crimes abominables...

Le baptême de la cloche :

La grosse cloche de l'église a été bénite le 8 avril 1777 par le vicaire de Nouans et nommée "Louise, Charlotte, Perrine Marie, Françoise, Martine" par Messire Pierre Martin Butet, seigneur de cette paroisse et fondateur de l'église. Cette cloche, fêlée, fut remplacée par deux autres.

A l'inventaire général de 1902 figurent:

- la première cloche : "Françoise, Renée pesant 366 kg, bénite le 24 juin 1804 par Julien Lacroix, curé de Nouans, avec comme parrain et marraine René Gallet et Françoise Pavé.

Son clocher :

Le clocher pointu, il est là depuis longtemps, planté par un charpentier au-dessus du ballet.

Le clocher, il a vu ses curés, allant et venant au presbytère, exerçant leur ministère.

Le clocher, il a vu ses vicaires, jeunes souvent ou parfois âgés, les oubliés de l'évêché, portant les sacrements aux mourants.

Le clocher, il a vu les bonnes sœurs de la charité secourant les malades et les estropiés.

Le clocher, il a vu et entendu les secrets des gens se cachant des amours défendues, il a vu aussi des mariages arrangés.

Le clocher, il a vu longtemps son rival, le château, bâti là par un vassal, et puis il l'a vu tomber, oublié.

Le clocher, il est toujours là, souvent il a vu les honneurs des seigneurs, les malheurs des laboureurs, il a vu aussi les fêtes joyeuses et religieuses des jours fériés, très fréquentées par les villageois endimanchés. Le clocher, pendant la guerre de cent ans, a vu les Anglais arriver, puis il a vu Ambroise de Loré et ses archers les déloger.

Le clocher, il a vu aussi les Chouans bataillant pour lui, vainqueurs, puis vaincus.

Le clocher, il porte et il entend ses deux compagnes les cloches, sonnant à toute volée pour les messes, tintant vivement pour le tocsin, sonnant en simple pour les trépas, en double pour les enterrements, elles sonnent aussi en carillon pour les baptêmes, les noces et les grandes occasions de la vie des paroissiens sous sa protection.

Le clocher, à son sommet, porte aussi le coq vigilant sur son pivot, tournant à tous les vents, du haut ou du bas, indiquant le temps qui va changer ou va durer.

Le clocher, avec son horloge sertie sur son ventre, qui le tient éveillé, sonnant toutes les heures, ordonnant le travail puis le repos de ceux qui, alentour, entendent son écho.

Le clocher, il a vu passer, puis trépasser tant de gens, puis il a veillé sur eux dans le cimetière qui jadis l'entourait.

Le clocher, il a vu récemment sa toiture et son coq rénovés entièrement.

Le clocher, il est toujours là, bienveillant, au-dessus du bourg de Nouans qui a beaucoup changé.

 

Le premier septembre 1990, l'antique paroisse Saint-Martin entre dans la constitution de la nouvelle paroisse de Saint-Georges en Saosnois, dont le centre est à Dangeul, et est composée des anciennes paroisses de Saint-Georges de Dangeul, la Trinité de Lucé Notre-Dame de Congé sur orne, Notre-Dame de Mézières/Ballon, Saint Mamert de Ponthouin, Saint-Pierre/Saint-Paul de Courgains, Saint-Martin de Thoigné, Saint-Pierre de René de Saint-Martin, de Nouans.

Curé: Michel BELLANGER, depuis le ler septembre 1990.

 

Eglise Saint-Martin de Nouans XVIe - XVIIe siècle) :

 

Eléments inscrits à l'inventaire supplémentaire de la liste des Objets mobiliers classés au titre des Monuments historiques.

 

Sainte-Barbe :

Depuis cinq siècles, j'étais "nichée" dans une façade et je voyais passer les gens du bourg de Nouans. Pendant tout ce temps, j'ai protégé ma vieille maison, et celle d'à côté, de la foudre qui pouvait tomber sur nos toits et nous transformer en brasier. Et puis, un jour, une main mal intentionnée est venue me "dénicher" pour me vendre à un brocanteur.

Monsieur le curé, alerté, fut très contrarié de me voir disparaître pour quelques billets. Monsieur le Maire aussi aurait souhaité pouvoir me racheter, mais le prix demandé était très élevé. Il fallait faire vite, sinon le brocanteur à n'importe qui m'aurait fourguée. Alors, pour me faire sortir de cette boutique aux souvenirs, Monsieur le curé Bellanger a cassé sa tirelire pour me récupérer.

Depuis, je loge au presbytère et, avec le chat, nous partageons cette grande maison où j'ai repris mon rôle de protection.

 

Le Château :

L'époque probable de sa construction se situe vers les XIIIe et XIVe siècles.

Le château était situé côté sud-est du bourg. Le parc et les communs jouxtaient l'église et le presbytère,

C'était un beau bâtiment rectangulaire à un étage, de trente-cinq mètres de long, mélange de style gothique et renaissance. L'extrémité à l'est, en retour, formait un avant-corps à l'aspect d'une tour carrée. Au nord, on trouvait un pignon élevé et une tour qui abritait la chapelle.

Côté sud-ouest, un donjon hexagonal assez élevé, muni d'un bel escalier à double volée, conduisait d'abord à une chambre,

puis à la plate-forme entourée d'une grille en fer forgé. A l'extrémité est, on pouvait voir une autre tour ornée de fenêtres à croix de pierre. Au rez-de-chaussée, les pièces disposaient de vastes cheminées en pierre, décorées d'écussons armoriés. Ceux-ci étaient reproduits à la porte du donjon, orné de moulures gothiques de bonne facture.

Les murs extérieurs, percés de meurtrières à ouvertures uniques ou doubles, étaient ceints de douves assez larges. L'entrée était gardée par un pont-levis, près duquel s'élevait au moins une tour (peut-être deux), convertie plus tard en colombier.

Les châtelains au XVIIIe siècle :

Une plaque commémorative apposée à gauche du portail d'entrée de l'église énonce les titres et qualités du chef de la famille de Brière :

" Isaïe de Brière, écuyer seigneur de la terre châtelaine paroisse de Nouans, des fiefs et seigneuries du Plessis de la Gentière.Fondateur de cette église, ancien secrétaire de Roy, officier des gardes de son altesse royale Madame fille de France' duchesse du Berry, décédé en la soixante et onzième année de son âge, le VII mai 1737. "

En 1760, son fils J.J. Tobie de Brière vendit le château à M. et Mme Pierre Martin Butet, roturiers. Retirée au Mans, la veuve de Tobie Brière qu'on disait très laide, mais très riche, entretenait chez elle le chanoine de Saint julien du Mans. Elle en fit son héritier ce qui, à l'époque, fit grand scandale,

Pierre Martin Butet était originaire de Tours , son épouse, née Marie Pinceloup de Morissure, de Nogent-le-Rotrou. Ils se faisaient appeler Monsieur et Madame de Nouans. Très imbus, ils ne recevaient que peu de gens du village. Ils n'eurent qu'un fils, Louis Antoine Charles, officier d'infanterie.

Nobles de Nouans jusqu'en 1862 :

Dames : Marguerite de Gennaîncourt, Diane d'Assanys, Jeanne de Poyet, Françoise de la Sanie, Aimée de Breslay, Françoise de Coulombier, Catherine de Chable, Lucrèce Le Malo, Radegonde Le Gros, Marie de Beauvais Marie de Tillon, Radegonde d'Aubourg Françoise de la Barre

Messieurs : Marquis de Bourdelan, François de Saint loup, Marquis de la Bousseraie, Adam de la Barre, François de Saînt-Loup sieur du Chesne, Jacques Gauthier seigneur de la Véraudière, Pierre Tahureau sieur de la Chesallerie Sieur de la Billardienne, Rodolphe de Tremblay, Conrad de la Corbienière, Jean Aubert sieur des Jardins, Marc d'aubourg sieur de la Tour, Julien Guitton sieur de la Senerie, Adam de Camus sieur de Hutiers, François de Peigny, Claude Beauvais écuyer, François de Pierrefitte sieur de la Tour, Aymé de Thiercelin chevalier sire de Nouans,

Paul de Codier sieur de St Ligen, Julien Pichard sieur de Pommenge, Vatelet de Foulonge.

La démolition du château :

Charles-antoine Butet fit abattre quelques bâtiments superflus, planta dans la cour un massif d'arbres et d'arbustes, fit combler une partie des douves, nettoyer et assainir le surplus et planter de nombreux peupliers.

Plusieurs années après la ruine dudit Monsieur Desnos, pharmacien à Alençon, les héritiers vendirent le château qui s'écroulait au sieur Boulard, entrepreneur à la "Croix verte ", près de Beaumont-le-Vicomte. Celui-ci, en 1875, acheva la démolition et vendit les matériaux.

Aujourd'hui il ne reste pas une pierre de ce monument et une jolie prairie en recouvre l'emplacement. Seuls deux peupliers se voient encore aux abords de la prairie.

Son Moulin :

Le moulin banal était, à l'origine, la propriété du seigneur de Nouans. Les gens de la. paroisse et ceux des villages voisins devaient venir y faire moudre leur grain, moyennant une redevance au seigneur . Cette servitude, appelée banalité, rendait public et obligatoire l'usage du moulin par tous les sujets dépendant du droit de justice et de police du seigneur de Nouans. Ces droits seigneuriaux, détestés du peuple, s'appliquaient également, dans de nombreux cas, aux fours et aux pressoirs.

L'approvisionnement en eau s'effectuait essentiellement par les douves du château,

Il semble que ce moulin date de la première moitié du XVIe siècle, comme peut l'indiquer son toit pentu. Il est possible que ce soit Guillaume Poyet qui l'ait fait construire, peut-être sur les fondations d'un autre, plus ancien et plus modeste, daté du XIIIe siècle, tout comme le vieux pont.

Cependant, l'absence d'archives des chartes des seigneurs de Nouans nous impose de conclure par des hypothèses.

La farine et le son :

Jadis, il y avait un moulin sur le " Runan " ou "Gandelée" à l'endroit qui en porte encore le nom. Charles-Antoine Butet dernier seigneur de Nouans, célibataire, y faisait moudre la farine destinée aux pauvres. un des bienfaits auxquels fait allusion l'épitaphe gravée sur le marbre de sa tombe.

Un jour, dit-on, une pauvresse recevant sa portion de farine, se plaignit amèrement de ne pas avoir le son d'où elle était tirée. Le bienfaiteur, assez âgé pour ne s'étonner de rien, resta calme devant ces reproches, et répondît en souriant: "je vous donne la farine, mais ayez pitié de mes chevaux! Il faut qu'ils mangent eux aussi ". Et l'affaire n'eut pas de suite !

Les confidences du vieux moulin :

Un soir, à la nuit tombante, je suis venu voir le vieux moulin. En prêtant l'oreille, J’ai entendu son histoire ; voici ce qu'il, m'a dit :

" Bonjour... Je suis le moulin de Nouans. Depuis cinq cents ans, je suis là, au bord du Runan voilà cent ans, on a changé le nom de ma rivière elle s'appelle la "Gandelée " à présent. "

Pendant les siècles monarchiques, j'étais moulin banal et j'appartenais au seigneur du village qui, de mon travail, tirait de bons profits. Avec la République, je suis devenu moulin démocratique. Pendant tout ce temps, J'ai beaucoup moulu, du blé de l'orge, et j'ai souvent vu mes amis les meuniers fatigués endormis sur leurs sacs, bercés par le "tac tac" de mes tamis.

Un jour, ma roue a cessé de tourner, cassée peut-être, et ma meule s'est tue. Je n'ai plus entendu que le bruit du ruisseau, murmurant en été, ou bouillonnant comme un torrent en hiver. Depuis deux siècles, plusieurs fois on m'a vendu, toujours à de bonnes gens qui m'ont bien entretenu, et puis, pendant vingt ans, je fus abandonné.

En 1998, j'ai vu casser mon vieux compagnon le pont de pierre, condamné car trop vétuste, ont dit les fonctionnaires. Il a été remplacé par un petit pont en "béton" Je suis devenu triste et bien seul au bord de ma rivière.

La chapelle du Haut du Bois :

Cette, chapelle est sise au carrefour du "Haut du Bois" Son origine est à ce jour inconnue.

Elle appartint longtemps à la famille Lacroix, propriétaire de la ferme attenante, puis elle fut donnée à la paroisse. Elle est dédiée à la Sainte Vierge. Il est possible que Julien Lacroix, vicaire à Nouans du curé Besnard avant la Révolution de 1789, soit membre de cette famille.

Julien Lacroix fut ensuite curé de Saint longis, il revint à Nouans en avril 1795, après avoir été incarcéré à Rambouillet avec André Chaumont, prêtre, et Julien Rousse], diacre qui sera ordonné clandestinement le 10 février 1796. Ils étaient prêtres réfractaires. La présence des Chouans en garnison au château de Nouans ces années-là pouvait leur assurer une sécurité relative. Malgré cela, André Chaumont fut emprisonné de nouveau à la visitation au Mans. Il y mourut de maladie et de misère le 4 septembre 1796.

(Les prêtres dits "réfractaires" avaient refusé de prêter serment à la constitution civile du Clergé en 1791 et continuaient d'exercer leur ministère malgré l'interdiction du culte en 1793 .)

Julien Lacroix resta curé réfractaire a Nouans de 1795 jusqu'à la fin. de l'interdiction du culte. Il fût ensuite curé de la paroisse, après le concordat, de 1801 à 1809. Cette chapelle est un petit bâtiment de 3 m sur 3 environ. Elle a été réparée en 1876 par l'abbé Ozan. et. servait de "reposoir" lors des processions. A l'intérieur un petit autel en bois avec un tabernacle en forme ovoïde et deux petits anges en bois également. Le tout, peint en bleu pastel et gris, semble du XVIIIe siècle et pourrait venir peut-être du château. Le grand calvaire de sept mètres de. haut est planté derrière la chapelle. Il fut béni en 1876. Cette croix est tombée en 1909. Elle fût relevée et bénite le 25 décembre 1910. Elle penchait tant qu'elle fut redressée en 1984. Si l'on connaît bien tous ces détails, par contre on ne connaît toujours pas quand et par oui elle a été construite. L'hypothèse la plus vraisemblable est que l'abbé julien Lacroix l'aurait fait édifier au bout des bâtiments de la ferme appartenant à sa famille. Dans ce cas, la construction daterait du début du XIXe siècle, après le concordat de 1801 qui mit fin aux persécutions des prêtres réfractaires et à la constitution civile du Clergé. Une autre hypothèse voudrait que le -Haut du Bois - ait été le théâtre des fourches patibulaires (Les fourches patibulaires étaient des potences instituées au XII' siècle. On y pendait les condamnés à mort dont les corps pourrissaient et étaient mangés par les oiseaux de proie. Les seigneurs de Nouans. hauts justiciers, avaient le droit de condamner à mort, ce qui explique la présence une potence permanente à proximité du bourg.)

Cette chapelle a pu être construite en ce lieu pour effacer des mémoires le souvenir de ces gibets, svmboles des abus du pouvoir seigneurial.

Le grand calvaire:

Noêl 1910, érection du calvaire de 7 mètres de haut. Bénit par Monsieur le chamoine Loriot (naguére curé de Nouans.

 

 

 

 

 

Les Voisins :

Le hameau des Voisins comptait au moins quatre maisons. Il ne reste aujourd'hui qu'une ancienne ferme devenue résidence secondaire.

En 1534, au mois d'octobre, cette grande maison de maître a été dotée, par un don de son propriétaire., L’abbé François Hérel, d'une chapelle dédiée à Sainte-Anne. Cet ancien curé de Meurcé et doyen rural de Beaumont le vicomte porta le titre de Chapelain des Voisins jusqu'à son décès, en 1556. En 1992, un vieux monsieur né à la ferme des Voisins au début de ce siècle racontait que la grande maison, à côté de la ferme démolie vers 1940, était hantée les nuits de Noël, si les habitants n'avaient pas versé le denier du culte, Il disait : " sur les douze coups de minuit, on entendait casser du bois " Les croyances anciennes commandaient de ne pas omettre ce versement pour éviter les sabbats du diable.

Le remembrement a effacé les vestiges des hameaux, visibles Jusqu'en 1988. Il reste encore deux vieux puits dont l'un est celui de la grande maison.

Montguichet :

Cette vieille ferme était sise à Nouans, à la limite de Meurcé, au-dessus de " Voisins ".

Une chapelle avait été construite par l'abbé Michel Hérel, curé de Nouans. Cette maison, à mi-côte, devait être d'un séjour fort agréable : face au sud, une vigne de 50 ares en coteau s'étendait au soleil derrière la chapelle. L'accès était par contre des plus ardus. Pour l'atteindre, il fallait emprunter un long chemin creux très ombragé passant par les "Voisins" un autre chemin du même genre menait à Meurcé. A cent mètres, se tient encore un lieudit "l'Hermitage" Les curés, de Nouans desservaient cette chapelle et, chaque année, la procession des rogations se rendait à "Montguichet ". Cette procession, destinée à attirer la bénédiction de Dieu sur les biens de la terre, se faisait les trois jours qui précèdent l'Ascension Ce rite de pénitence avait été institué en 469.

Cette ferme, en ruine à la fin du XIXe siècle, a été démolie avec la chapelle vers 1900. "Maître" D'écosse, devenu plus tard Maire de Nouans, a été le dernier fermier de "Montguichet"

L'origine de ce lieu nommé " Montguichet " serait peut-être une léproserie établie en cet endroit isolé après la première croisade, au début du XIIe siècle le chevalier Barra, de la " Martiniére " y avait pris part.

De nombreux croisés revinrent atteints de la lèpre, maladie contagieuse. Ce genre d'hôpital rudimentaire clos était aussi appelé maladrerie.

La Bellangerie :

Ce fief a dû être établi par un nommé Bellanger, nom très répandu dans la région. il semble que le vieux logis, avec son perron à cinq marches, date du XVe siècle. Depuis le XVIIIe siècle, il est devenu une. ferme.

"La Bellangerie" est maintenant une résidence de style ancien, aménagée dans des bâtiments de ferme du XVe siècle, Le vieux logis résiste à l'épreuve du temps, on peut y voir un fournil et son four intact, vraisemblablement le dernier de cet âge en bon état dans la région, et vierge de toute restauration. Paré d'une patine de cinq siècles, il n'y manque que l'odeur du pain frais.

Les seigneurs de "La Bellangerie ", plutôt gentilshommes campagnards aux droits très limités, étaient les vassaux des seigneurs de Nouans.

Il semble qu'une relation de propriété reliait la terre de "La Bellangerie " à la Barre". Il était possible, avant le remembrement, de passer de l'une à l'autre par le chemin des "Jarriettes" et de " Montguichet ".

En 1665, Jean de la Barre, seigneur de Nouans, de "la Barre" et de "La Bellangerie" est cité comme vassal de Nicolas Connuau. Le titre de seigneur de " La Bellangerie " s'est probablement éteint à la mort de Jean de la Barre, le 5 octobre 1668.

Le lavoir :

Il était sur ses grands pieds, dans la "Gandelée" relié au bord par sa passerelle, où les laveuses portaient leurs seaux chargés de linge et de dentelle. Sur l'eau claire comme un miroir où les gardons tournaient en rond, les femmes de Nouans, en réunion, tenaient de grandes conversations. Que disait-on sous le lavoir au rythme des battoirs ? Comment savoir? Hélas, depuis, longtemps, il n'y a plus de lavoir !

 

Le village de Nouans est un patrimoine important du pays de Saosnois. Il serait intéressant de pouvoir le protéger des dégradations du temps et de la main de l'homme. Vœu pieu mais important si nous voulons laisser à nos enfants un passé riche en histoire.

 

 

Nos sources :

Archives Départementales Archives de l'Evêché

Un grand merci à M. Michel BRARD pour les documents qu'il nous a fournis.

 

Association Histoire et Patrimoine du pays de Saosnois. En mairie de Marolles les Braults.        Retour