Lieu-dit: VAUGERMAIN
Texte de F.CHIRAT
DANGEUL
Lieu-dit:
VAUGERMAIN
Localisation
A 550 mètres
au Nord de l'église de Dangeul, Vaugermain est à 500 mètres au Sud du
ruisseau nommé : la Gandelée. Sur un terrain relativement plat à 74 mètres
d'altitude, le site longe à l'Ouest la route allant de l'église à Thoigné,
en passant par le Petit Chevré.
RÉFÉRENCES
I.G.N. : n°1717 Est
Année : 1988
Coordonnées
Lambert : AX: 445,6 AY :1063,4
RÉFÉRENCES
CADASTRALES
Année:
1837 Section: B1
Parcelles importantes : 178 à 182
VESTIGES
Type :
Maison forte avec basse-cour.
État
cadastral
L'entrée
du site est située en plein carrefour, entre un bâtiment en forme de L qui
devait servir de grange et, une importante étendue d'eau de 20 mètres par 13.
Une seconde est séparée de la première de seulement 2 mètres. Elle se trouve
juste au Nord-est et sa taille est un tout petit peu moins importante. Deux
autres bâtiments sont implantés un peu plus au Nord. Ils sont jumelés et de
formes différentes. La parcelle située juste à l'Est du plus gros bâtiment,
qui devait servir de logement a une forme bien particulière. Elle relie un côté
de l'habitation à la route, qui se trouve 27 mètres plus à l'Est. De plus, sa
largeur est de 5 mètres. Tout nous laisse à penser que cette parcelle marque
l'emplacement d'une douve. Il en va de même pour la parcelle située juste en
bordure Nord-ouest du jardin portant le numéro parcellaire 178. Cette supposée
douve est orientée à l'opposé de la première, de sorte que jadis les
parcelles 178 et 179 devaient être entièrement encerclées de douves. Il est
probable que cet endroit ait autrefois servi de basse-cour.
Contrôle
sur le terrain
L'entrée
du site n'a pas changé cependant, les deux grandes étendues d'eau ont disparu,
à l'exception d'une petite mare, au profit d'un jardin. Les constructions sont
toujours en place mais, l'emplacement des anciennes douves n'est que très
difficilement décelable.
DONNÉES
HISTORIQUES
Le 18
avril 1554, Jacques Levebvre fait une déclaration au Cardinal Jean du Bellay au
regard de son fief et Seigneurie de "Magnanne", pour le lieu de
Vaugermain "contenant tant en maisons manables, ganche estables estraige
douves jardins et terre labourable..." (180). Ce même Jacques Lefebvre,
sieur de Vaugermain, à pour fils : Charles . Ce dernier se fait baptiser le 6
juillet 1596 et, il a pour marraine
demoiselle Marguerite de Perroin de Méfossé (181c).
180' A.D. 72, H 167, p. 138.
181'
A.D. 72, E suppl., p. 264, colonne 1.
Il nous
faut ensuite attendre 1650 pour retrouver Jean Baptiste Lefebvre, sieur de
Vaugermain, (il s'agit certainement du fils de Charles), qui achète le bordage
du Petit Chevré et les terres qui le séparent de Vaugermain (182c).
Dans un
placet d'audience, du 21 novembre 1684, Charles Duval, avocat au marquisat de
Gesvres est opposé à Pierre Lefebvre, sieur de Vaugermain (183c). Cependant,
trois jours plus tard nous retrouvons une donation faite par Marie Bugy, veuve
de Jean-Baptiste Lefebvre, écuyer, seigneur de Vaugermain, demeurant à Paris,
à son neveu Louis Bugy, avocat au Parlement de Paris. Le domaine et la métairie
du Petit-Chevré figure entre autre dans cette donation (184c). Malgré ceci,
nous retrouvons Pierre Lefebvre écuyer, comme seigneur de Vaugermain, en 1708.
Il demeure au Mans, paroisse de la Couture et il dicte son testament à
Guillaume Fouin, notaire au Mans. Ainsi, il décédera entre le premier et le 23
mars 1708, date à laquelle ce notaire dresse un inventaire après décès
(185c).
182c Idem 128c, Tome 111, p. 303.
183c A.D. 72, B 1760.
184c A.D. 72 B 1206.
185c Idem 128c, Tome IV, p. 298.