Lieu-dit: COURMEANNE
Texte de F.CHIRAT
DANGEUL
Lieu-dit:
COURMEANNE
Localisation
Bordant
la route allant de Dangeul à Dissé-sous-Ballon, le site est à 2 kilomètres
au Sud-est de l'église. Ce lieu longe la Malherbe, sur un terrain plat à 75
mètres d'altitude et il est à équidistance à l'Est de Mé Fossés et de
Mayanne, proche de la limite communale de Dissé-sous-Ballon.
RÉFÉRENCES
I.G.N. n°
1717 Est Année: 1988
Coordonnées
Lambert : AX:
447,3 AY :1062,2
RÉFÉRENCES
CADASTRALES
Année:
1837 Section
: C3 Parcelles
importantes : 559 à 562
VESTIGES
Type:
Maison forte.
État
Cadastral
Une
cour fermée de forme circulaire est entourée par plusieurs constructions. La
partie Est de la cour
est fermée par une importante grange de trente huit mètres de long et cinq
de large. Le Nord et
l'Est sont eux aussi fermés par deux bâtiments de formes irrégulières
cependant, un petit chemin
débouche entre les deux. Le chemin principal amenant jusqu'à la route, part
quant à lui du Sud
du site. Le long de ce dernier, au bord du chemin, proche de la route apparaît
un reste de douve
encore long de vingt cinq mètres et large de huit. A quatre-vingt mètres à
l'Ouest un fossé prenant
la forme d'une douve est lui encore entièrement en place, sur près de
soixante-dix mètres dans
le prolongement du ruisseau.
Contrôle
sur le terrain
Les
anciens bâtiments sont encore présents. Un hangar a fait son apparition à
l'Ouest, en bordure du chemin menant à la cour. Il en va de même pour deux
gros bâtiments qui se sont implantés en bordure de route, dans la parcelle
559.
Dans la
partie la plus à l'Ouest, des traces significatives d'une douve, subsistent
sur plus de soixante mètres. Cette dernière fut établie grâce à l'élargissement
de la Malherbe. La largeur du ruisseau passe ainsi à cet endroit, de trois à
onze mètres. Ceci n'est pas le fait d'un hasard, le ruisseau a permis l'établissement
d'une douve "semi-naturelle".
La
seconde douve présente à l'Est est exposée parallèlement, c'est-à-dire,
Nord-sud. De cette dernière il ne reste qu'une partie beaucoup plus petite,
de l'ordre de ce que nous retrouvions sur l'ancien plan cadastral. Un petit
muret la canalise en la bordant de chaque côté.
DONNÉES
HISTORIQUES
La
première mention que nous avons retrouvée remonte à l'année 1219. Cette
charte nous apprend que : "Guarinus abbas et capitulus Beate Marie de
Tironello" vendent à Guillaume, abbé de Saint‑Vincent "totam
terrain et pratum quod habiteamus prope medietariam Herberti de Banno de
Cortmanenci (courméanne) in parochia Beati Martini de Damnolio pro XIII 1.
cenom. de feodo de Herberti de Banno" (200c).
200c
Idem 123c, Fol. 106.
Lors d'un partage, Pierre Tragin (qui devait être le frère de Michel
Tragin, seigneur du Plessis à Marolles-les-Braults), et sa femme, obtiennent
le 25 octobre 1448, la terre de la "Cour Moyenne" à Dangeul, avec
les rentes qui leur ont été baillées par héritage de "Olivier de
Comillé et dame Jehanne de Radray, sa femme (201c).
Il nous
faut ensuite attendre le 25 février 1520 pour voir réapparaître un seigneur
de Courméanne. Ceci se fait dans un aveu rendu à Charles, duc d'Alençon,
vicomte de Beaumont, par Jacques d'Angennes, Chevalier, seigneur de
Rambouillet, de Dangeul et autres lieux. Parmi les vassaux de Dangeul, nous
retrouvons : Thiennette de Pinsé, fille de maître Mathurin de Pinsé, héritière
de feu maître Robert Foucques, femme de foi et hommage simple pour raison de
son fief, domaine et appartenances de "Courtmoyenne", contenant 90
journaux de terre en plusieurs pièces, et 30 journaux de pré, avec un étang
contenant 6 journaux (202c).
Au XVIè
siècle, la seigneurie de Courméanne est passée dans la famille de Faudoas.
Ainsi, en 1637, messire François de Faudoas et sa femme Renée de Brie sont
seigneur et dame de la baronnie de Sérillac en Gascogne et entre autre,
seigneur de Tourmoyenne" (203c). Après le décès de Renée de Brie, la
métairie de "Courmaignan" devient la possession de Jean de Faudoas
en 1648 (204c). Ce dernier va mourir en 1679 et son fils aîné, Pierre de
Faudoas va offrir à ses frères et soeurs cadets des biens, dont la métairie
de Courméanne (205),. Elle restera cependant tenue à foi et hommage envers
la châtellenie de Dangeul.
D'après
Pesche, la terre de courméanne devait être anciennement le lieu de
juridiction de l'un des fiefs de Dangeul.
201c A.D. 72, 18J570.
202c Ledru (Ambroise) et Vallée (Eugène), La maison de Faudoas, Tome 11, 1907-1908. p. 212, Fol. 568.
203c Ibidem 202c, Tome 11, p. 363, Fol. 1040.
204c Ibidem 202c, Tome 11, p. 385, Fol. 1103.
205e Ibidem 202c, Tome 11I, p. 45, Fol. 1260.