La famille Chappée
(Les fonderies d'Antoigné à Ste Jammes / Sarthe)
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Jules Chappée, infatiguable, l'esprit clairvoyant, jugea préférable en 1860 d'abandonner la production de la fonte pour se consacrer exclusivement à la fabrication.
C'est de cette année que la date réellement le développement industriel d'Antoigné.

Visitez la fonderie d'Antoigné
La maladie vint le trouver dans la force de l'âge .
Il passa la conduite des usines à MM Adrien Martin et Armand Chappée.
L'usine d'Antoigné devait plus tard devenir la propriété de ce dernier.

Armand Chappée entré à l'usine d'Antoigné en 1856 comme employé comptable fut le digne continuateur de son beau-père Victor Doré et poursuivit l'oeuvre commencée avec la même ardeur, et la même clairvoyance.
Comme ses ancêtres il parcourut le cycle des fabrications dans ses moindres détails. Son enseignement est contenu dans cette simple phrase :
"Apprendre par soi-même afin de sérieusement savoir et acquérir par la pratique et l'observation l'expérience nécessaire".

1881-1882 fut une période particulièrement prospère et c'est avec les travaux des grandes entreprises des Télégraphes et des Compagnies des Chemins de Fer que l'usine prit son essor.
La guerre des héririers va ruiner cette espérance. Fils aîné d'Armand Chappée, Jules Chappée plutôt porté sur l'écriture el la peinture, s'était depuis 1892, tenu éloigné de l'usine. Interessé par les résultats obtenus les dernières années par son père et par son frère Louis, poussé probablement aussi par l'ambition de sa femme et de ses fils, il se sent tout à coup, à soixante ans, l'âme d'un industrielle méconnu.
Dès le décès d'Armand Chappée, en septembre 1922, il entre en compétition avec son frère Louis pour la direction de l'usine et impose ses trois fils, Pavin, Gervais et Benoît, qui n'ont aucune connaissance de la fonderie.

Louis Chappée n'ayant pas d'enfants, Jules Chappée est convaincu qu'il incarne la continuité de cette dynastie des maîtres de forges. Il prépare en fait sa chute.
Pour tenter de sauver la maison, Louis Chappée propose la constitution d'une société anonyme, et fait entrer un de ses employés, Emmanuel Letourneux dans le conseil, espérant que celui-ci, depuis plus de cinquante ans dans l'établissement, modéra le comportement de Jules Chappée.
Les résultats de l'exploitation se dégradent. Louis Chappée propriétaire de la moitié des actions ne peut faire face. Après procès et jugement tous plus ou moins inapplicables, voyant qu'il n'abotit à rien, il prend le parti de céder à son frère Jules Chappée, à ses neveux, ses droits dans l'entreprise.

En quelques mois, malgré Emannuel Letourneux, Jules Chappée et ses enfants commettent fautes sur fautes. Ne sachant plus que faire devant les résultats désastreux qu'ils obtiennent, pour ne pas aller à la ruine, il décide de céder l'industrie dans laquelle trois générations viennent de passer : le grand-père, le père et son fils cadet.Une grand firme de l'Est reprent en 1928, cette vieille industrie de famille
En Août 1928, les "Chappée" disparaissent comme industriels fondeurs.

Le château ayant été détruit
lors de la dernière guerre, ce "A" dans le parc, marque son souvenir
