Histoire de Peray
PERAY, petit village du Saosnois du canton
de Marolles (Sarthe-72, France), 52 habitants, traversé par deux rivières la
Dive et I’Orne de Saosnois .
Son église
Patron saint Jovin, pèlerinage à la saint Gilles pour guérir les "Peurs" .
Saint Jouin (ou Jovin) ermite et moine, fondateur de l'abbaye d'Ension, Ve siècle, vénéré comme l'un des apôtres de l'Ouest
Edifiée au XI' ou XII' siècle, seule nef
à chevet droit XVI', on y a accolé au nord une chapelle.
Assez beau portait. L’entrée principale un auvent du XII' siècle
avec des colonnes et moulures précédé d'un ballet
en bois. Petite cloche en campanile. Au flan nord une petite fenêtre
du XII', exemple assez proche de l'autre flan. Fenêtre de diverses
époques et sans caractère. Lambris du XVIe en chêne
ciré assez soigné, diverses peintures.
Rétable du maître hôtel en
bois du XVIIe, fragment de vitraux dans la chapelle du XVIe, deux dates
en chiffre romain et arabe. Confessionnal du XIIIe.
Rétable de la chapelle en pierre, fin XVIIIe.
Vierge à l'oiseau gothique en pierre du XVe. Sacristie époque
Louis XIII plafond et meuble de la même époque. Chasubles
du XVIIe et XVIIIe, inventaire de l'église. Vierge à l'enfant,
statue d'un rétable (terre cuite) du XVe siècle. Rétable
saint Pierre et saint Jacques, statue en terre cuite
Rétable bois sculpté du XVIIe dans le
choeur classé le 18 juillet 1908.
Ref : Paul Cordonnier. Parut dans la revue historique
et archéologique du Maine 1965. pages 12, 13 et 60, 61.
Peray ( alias Prez ou Pray en Saosnois) est un bourg et une petite paroisse de l'ancien doyenné du Saosnois dont la seigneurie constituait une châtellerie. Elle formait un îlot dans la baronnie du Saosnois, dont elle était indépendante au point de vue féodal.
Une très vieille forteresse y avait existé, au confluent de l'Ome et de la Dive, et deux buttes, mottes ou tombelles, s'y voient encore aux environs du bourg, dont l'une, la plus importante, à 500 m. au nord de l'église était celle de la forteresse, entourée de fossés profonds, elle faisait partie au XIe siècle du système de défense du Saosnois; elle était l'un des points principaux de la ligne de circonvallation appelée Fossés Robert le Diable. Le manoir féodal de la châtellerie a disparu. On peut croire qu'il était ce qu'on appelle une grande maison, à 6 km du bourg; la cour du Peray, aujourd'hui une ferme est un peu plus rapprochée.
Sa châtellerie relevait directement du comté
du Maine, par la Tour Orbrindelle du Mans. Plusieurs fiefs en dépendaient
: le fief de la Valette, le domaine de l'abbaye de Tyronneau, à
Saint Aignan, la châtellerie de Saint Aignan, les domaines du Grand
et du Petit Verdigné. Le château et la forteresse étaient
compris dans les domaines que possédaient, dans cette contrée,
les comtes de Bellême, dits Talvas, descendants d'Yves de Creil.
On trouvera dans notre notice sur "le Saosnois" la nomenclature des maisons
qui ont possédé conjointement la châtellerie de Peray
et la baronnie du Saosnois. La plus illustre fut celle des Bourbon-Vendôme,
par laquelle elle advint à Henri de Navarre, qui devait monter sur
le trône de France sous le nom de Henri IV. La seigneurie de Peray
ne fut pas comprise dans le duché de Beaumont, créé
par le roi, comme fut la baronnie du Saosnois; elle fut mise dans la dépendance
de la baronnie de Montdoubleau et suivit son sort. Henri IV dut aliéner
une partie de ses domaines personnels pour acquitter les dettes contractées
pendant la guerre. Il démembra de son duché de Vendôme
la baronnie de Montdoubleau et la chatellerie de Peray, qu'il vendit à
forfait et à perpétuité par ses commissaires, le 23
octobre 1593, à François d'Escoubleau, marquis de Sourdis
et d'Alluye, gouverneur de Chartres, mari d'Isabelle Babou, dame d'Alluye,
tante de Gabrielle d'Estrées Le mois précédent, le
roi avait vendu 'la baronnie à divers seigneurs à titre d'engagement.
Charles d'Escoubleau, fils des précédents, marquis de Sourdis,
devint à son tour baron de Montdoubleau et était toujours
seigneur de Peray; il était gouverneur de l'Orléanais, du
pays chartrain et du Blésois, maréchal de camp des armées
du roi. Il épousa Jeanne de Montluc et de Foise, comtesse de Carmain,
princesse de Chabannais, et mourut à Paris en 1666.
Il laissa trois fils, Paul, Henri et François.
Les deux premiers moururent sans postérité; le troisième,
François d'Escoubleau, dit le chevalier de Sourdis, fut fait lieutenant
général des armées du roi en 1682 et chevalier de
ses ordres, gouverneur d'Orléans; il mourut en 1707. Il eut de Marie
charlotte de Biezade son épouse, une fille, Angélique d'Escoubleau
de Sourdis, mariée en 1702 à François Gilbert Colbert,
marquis de Saint Pouange et de Chabannais, maréchal de camp. Celle-ci
créancière de son oncle Henri dut accepter la mise en adjudication
par décret des deux Terres, au profit de Monsieur de la Ferté,
conseiller au parlement, mais elle les retira au bénéfice
de son fils aîné, qui en fut propriétaire jusqu'en
1752. Louis XV déclara en 1752, que le contrat d'aliénation
fait en 1593 était un simple engagement sujet à rachat perpétuel.
La seigneurie de Peray, ainsi que la baronnie de Montdoubleau rentra ainsi
dans le domaine de la couronne. Mais le roi, par contrat du 9 août
1768 échangea avec la dame Charlotte-Suzanne Desnos, veuve du Duc
de Beauvilliers, une partie de la baronnie du Saosnois et la seigneurie
de Peray, contre la Terre de Courtoux et le fief de la forêt, situés
dans le bas Maine. Françoise-Charlotte Desnos, veuve de Paul Louis,
duc de Beauvilliers assista par représentation à l'assemblée
de la Noblesse de Maine en 1789, comme dame de la baronnie du Saosnois
et de Peray.
Après la révolution, les héritiers de la duchesse de Beauvilliers possédèrent pendant quelques temps une partie de la Terre de Peray.
Les d'Escoubleau, marquis de Sourdis, baron de Montdoubleau,
seigneurs de Peray, portaient : parti d'azur de gueules à la bande
d'or brochant sur le tous (Cauvin)
Les Colbert, marquis de Saint Pouange, barons de Montdoubleau,
seigneurs de Peray portaient : d'or à la bisse (couleuvre) d'azur
ondoyante en pal.

La duchesse de Beauvilliers, baronne de Saosnois, dame
de Peray portait fascé d'argent et de sinople, les fasces d'argent
chargées de six merlettes (Beauvilliers), accolé d'argent
au lion de sable, armé, lampassé et couronné de gueules
(Desnos) (Cauvin)
Le château de Peray (Castrum Pireti)
Le camp fortifié, ou comme on l'a aussi appelé
le "château" de Peray, comporte, près du bourg de même
nom, trois buttes; il est situé près de l'Orne Saosnoise,
et commande les deux vallées de la Dive et de l'Orne.
Dans le camp situé au nord du bourg, nous trouvons une motte avec une enceinte extérieure formant les trois côtés d'un rectangle, ou plus exactement une sorte de demi-lune. La motte mesure 30 m. 'élévation depuis le fond du fossé jusqu'à la plate forme supérieure-, celle-ci a 50 m. sur 48 de large; elle devait être surmontée d'une construction en bois.
Un fossé de 10 m. d'ouverture et de 6 m. de profondeur, isole cette motte des terres environnantes et de l'enceinte. Celle-ci mesure intérieurement 120 m. de long sur 47 m. de large, un talus haut de 5 m. large de 6 m. la ferme; elle domine de 20 m. le fossé extérieur relié à l'Ome Saosnoise. Aux angles et aux extrémités de notre talus, se trouvent quatre monticules ou mamelons hauts chacun de 4m.
Ces hauteurs sont celles observées par Gabriel Fleury, vers 1887 et ne sont certainement pas celles de l'origine; d'autre part, un chemin vicinal traversant aujourd'hui cette enceinte a dû transformer la topographie ancienne des lieux. La profondeur des fossés devait évidemment être plus grande.
Près de l'église, a son flan sud, se trouve une motte simple avec fossé. Elle mesure 26 m. de hauteur; sa plate-forme est légèrement elliptique.
Il faut sans doute voir dans cette petite motte isolée, indépendante, l'emplacement du château des seigneurs de Peray, tandis que le camp plus étendu, et encore de nos jours impressionnant, a pu être une fortification de seigneur du Saosnois... Ce ne sont là, d'ailleurs, que suppositions, aucun document ne nous étant parvenu sur leur affectation. " De 1070 à 1082, le château de Peray fur occupé par Guillaume Pantoff pour Mabille de Bellême; en 1098, il est au nombre des fortifications élevées ou agrandies par Robert II; en 1135, il sert de refuge à Guillaume III battu et ruiné par Henri II. Pendant la guerre de cent ans, les anglais y ont un capitaine. "
Au X' siècle, alors que se constitue peu à peu le système féodal, l'Europe occidentale subit plusieurs vagues d'envahisseurs, en particulier les Normands, les Sarrasins et les Hongrois. Les pillages créent une insécurité grandissante, tandis que l'administration, héritée de Charlemagne, disparaît. Afin de se protéger, les seigneurs construisent des mottes, élévations de terre artificielles de 10 à 30 mètres de hauteur. A leur sommet se trouve la tour en bois du seigneur, ancêtre du donjon. Elle surplombe la basse cour des serviteurs et des domestiques. Les populations se " recommandent " auprès de ces nouveaux maîtres qui sont à l'origine du système féodal.
Guillaume I dit de Talvas (fils de Yves de Creil +997)
Robert 1 (fils de Guillaume 1) succède à son père en 1031, il meurt assassiné en prison (fait prisonnier au siège de Ballon)
Guillaume II de Talvas (frère de Robert I) père de Mabille.
Robert II, dit le Diable, fils de Mabille et de Roger II de Montgomery. Robert II le Diable fut fait prisonnier par le roi d'Angleterre alors qu'il était ambassadeur du roi de France, et fut condamné à la prison perpétuelle.
Guillaume III (fils de Robert II le Diable) succéda à son père. Comte d'Alençon et de Bellême, baron du Saosnois refusant de comparaître devant le roi d'Angleterre, il fut aussitôt attaqué et perdit ses possessions de Bellême qui, elles, rentrèrent dans le Perche. Il se retira sur ses terres du Saosnois, à Saint Rémy du Plain (du val) et à Mamers. A sa mort en 1171, le Saosnois possédait des places fortes avec les châteaux de Saint Paul le Vicomte, Saosnes, Saint Rémy du Plain, Mamers, capables d'accueillir la population en cas d'attaque; il fallait toujours penser à se défendre de l'emprise des Ducs de Normandie et des comtes du Maine.
Le Saosnois sera occupé par les Anglais en 1417.
Henri de Navarre, baron du Saosnois depuis 1562 devenu Henri IV réuni le Saosnois à la couronne en 1589.
D'après un document de 1637 le Saosnois comprenait les paroisses correspondantes aux actuels cantons, en leur entier, de Mamers, la Fresnaye sur Chédouet, Saint Paterne, et en partie Marolles les Braults (Marolles, Moncé en Saosnois, Peray, Novay, Avernes en Saosnois, Mondouhou, Courgains, Thoigné, René, Dangeul), de Bonnétable (Nogent le Bernard, Rouperroux, Courcival, Terrehault, Jauzé) et de Fresnay sur Sarthe (Saint Victeur)
Entouré de mottes que Robert Le Diable fit restaurer.
Un ensemble important de fortification débute dès le X' siècle.
De toutes les fortifications qui hérissaient le système de défense mis en place au X' et XIe sicle tout autour du Saosnois par les seigneurs de Bellême et en particulier par Robert Le Diable, le château de Peray était certainement le plus imposant.
Situé à quelques distances de l'Orne, la motte principale construite par la main de l'homme supporte depuis quelques années un calvaire élevé à l'occasion d'une mission.
Le château commandait les deux vallées de la Dive et de l'Orne, il se compose d'une motte avec enceinte extérieure formant une demi lune. La motte devait être surmontée d'une construction,, en effet les terrassements effectués n'ont permis de découvrir aucune trace de maçonnerie, sauf quelques pièces de bouts d'épée, des ??? et des ??? ont été mis à jour par la commune.
Elle est due au travail de l'homme et mesure trente mètres de haut depuis le fond du fossé jusqu'à la plate forme supérieure; cette plate forme est légèrement elliptique.
Dans le camp principal une fortification du seigneur du Saosnois.
Dans cette motte près de l'église l'emplacement du château du seigneur de Peray.
De 1040 à 1082 le château fut occupé par Guillaume Pantoff, ami de Roger Mongommery qui l'avait obtenu de la cruelle et sanguinaire Mabille de Bellême. En 1098 il est au nombre des fortifications élevées et agrandies par Robert Le Diable. En 1135, il sert de refuge à Guillaume III battu et ruiné par Henri II d'Angleterre. Pendant la guerre de cent ans, les anglais y ont un capitaine.
Est-ce de cette époque que remonte le squelette découvert récemment sous la route de Courcival, cela est peu vraisemblable, mais ce qui est certain, c'est que ce bourg connaissait jadis une grande importance et fut l'enjeu de combats redoutables.
Association Histoire et Patrimoine du pays de Saosnois
La guerre 39-45
PERAY
(Document provenant de l’ouvrage de Fabrice Avoie, avec son autorisation« La
Libération de Marolles »)
Monsieur et Madame Crépon qui habitaient la ferme «Ie Marais» à Peray se souviennent.
«Nous sommes
installés dans notre maison, lorsqu'en début de soirée du 9 août
1944 nous
recevons des balles traçantes. D'emblée, nous décidons de quitter les lieux
et de nous réfugier vers un abri que des voisins viennent de préparer derrière
«La Butte de Peray». Durant un court répit nous nous y rendons en marchant la
tête baissée pour éviter d'éventuelles balles. Puis vers 21h00 des tirs
d'obus américains mettent le feu aux bâtiments de notre ferme (excepté à
notre maison). Un de nos jeunes taureaux meurt dans les flammes en poussant des
meuglements horribles. Ces tirs viennent du carrefour avec la route de Saint-Aignan,
situé après les ponts. En fait, mal renseignés, les Américains croient tirer
sur des Allemands cachés aux alentours de notre ferme. Mais voilà, ces
derniers ne les ont pas attendus, et sont partis dès le petit matin. Il
s'agissait d'un convoi hippomobile comportant une vingtaine de charrettes qui s'était
engouffré dans un chemin ombragé, entre nos bâtiments et la route. Deux
autres charrettes furent parquées dans nos hangars. Les deux officiers qui
commandaient cette unité dormirent quant à eux, dans notre lit. Le lendemain,
10 août, n'ayant plus d'étable pour les vaches que nous avions fort
heureusement laissé en liberté, nous devons effectuer la traite en plein
champ. Mais au petit matin, des Américains venant vers nous, têtes baissées,
nous font comprendre que nous devons quitter les lieux car la bataille fait rage
vers les ponts de l’Orne Saosnoise à St-Aignan. En effet de temps en temps,
des balles perdues sifflent à nos oreilles. Nous allons donc encore nous cacher
pour la matinée dans une mare asséchée. Une anecdote nous a frappé après la
Libération. C'est le culot dont firent preuve des Allemands en passant le
lendemain, avec une sorte de blindé, en direction de Peray. Ils n'ont pas du
aller bien loin ! »
Plan des évenements:
Madame
Fillette
Madame Fillette qui vivait chez ses parents, Mr et Mme Goupil, habitait au-dessus du Café «le Rendez-vous des Pêcheurs» situé au carrefour des routes de Peray-Marolles-Bonnétable.
«Les premiers
Allemands sont arrivés le lundi 7 août 1944 au niveau du carrefour à ce
moment là, il n'y a que l'infanterie. Deux chars arrivent le lendemain soir. Le
premier se poste dans la cour arrière de Mr et Mme Bellanger à l'abri des
arbres, devant une mare asséchée. Son canon braqué vers les ponts fauchera très
certainement les premiers Américains arrivant de St Aignan et Jauzé. Le deuxième
tank est devant le carrefour dans un champ. L'axe de son canon est dirigé vers
Moncé-en-Saosnois et de temps en temps vers les ponts de Peray.
Les combats
commencent en début de soirée. Durant la nuit du 9 au 10 août, nous entendons
les bruits des chenilles des tanks allemands qui vont et reviennent. Vers 10h00
le lendemain, n'entendant plus le bruit des combats, nous sortons de notre
cachette située non loin de «le Noyer » et regagnons notre demeure. Là, nous
apprenons la mort de deux Américains au niveau des ponts et découvrons dans ma
chambre, un énorme trou créé par le passage d'un obus. »
Madame
Lallouet
J'avais 18 ans à l'époque et j'habitais avec mon frère Guilbert, chez notre mère,
Mme Sénéchal à côté de «la Butte de Peray», en face de la ferme «le
Marais».
« En fin d'après
midi, le 9 août 1944, alors que Je me trouve chez mes patrons à «la Grande Maison»,
un Officier allemand faisant irruption pour demander un vélo, nous annonce que
les événements vont se précipiter car dit il, «les Tommies sont au Mans».
Après cette intrusion, mes patrons me demandent d'aller chercher rapidement du
pain en ville. Je me dirige donc vers Marolles Les Braults, mais arrivé en face
de l'église de Peray, des tirs d'une extrême violence éclatent entre Américains
et Allemands. Je dois arrêter mon voyage et me réfugier chez ma mère à côté
de «la Butte de Peray». Là, avec mon frère, nous plaçons ma mère dans un
trou, creusé dans la butte. Elle avait été blessée aux pieds quelques jours
auparavant par le mitraillage d'avions américains sur des convois allemand tout
près de Mamers.
Maintenant, les
combats font rage. Mon beau-père, Monsieur Gourdeau monte sur le sommet de la
butte et découvre alors la ferme de Monsieur Crépon enflamme. Les combats
durent toute la nuit, mais au petit matin du 10 août, les Américains se
rendent maîtres des ponts.
Le lendemain
matin, 11 août 1944, nous sommes stupéfiés. Un char allemand venant de Marolles
emprunte la route de Peray. Croyant qu'il s'agit encore d'Américains, nous
sortons de la maison mais tout est désert, sauf ce char. Un officier, au sommet
de la tourelle, le visage crispé regarde dans toutes les directions. Il semble
comme fou. Puis tout d'un coup, un ordre donné sur un ton sec déclenche le tir
d'une mitrailleuse embarquée, vers un tas de chaume situé en face de la ferme
«le Marais».