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N'oubliez jamais :

1981 : En juillet, les Musiciens délaissent quelque peu leurs instruments pour défricher la fontaine de Saint Viventien et redonner à l’office et à la procession son lustre d’antan. L’entretien sera assuré par les amis de la paroisse.


Visite de l'Eglise 

Visite de la fontaine St Viventien


L'ancienne gare de St Vincent des prés

Ancien Hôtel de l'union

Moulin des Prés

SAINT-VINCENT-DES-PRÉS

(Textes de Th Cauvin, Essai sur la statistique de l’arrondissements de Mamers, 1829)

 Sanctus Vincentius de Pratis, Sanctus Viventianus; à 6,ki1.5 S. de Mamers; 36,7 N. N. E. du. Mans.  Commune arrosée à l'O. par. Dive, 

Bornes : St.-Remi-des-Monts au ,N, St.-Pierre-des-Ormes à l'E., Moncé-en-Sonnois au S. , Monhoudou et Commerveil à l'O. Terrain calcaire. La surface en plaine a 4, kil. de l’E. à l’O. sur 3 kil. du N. au S. Sol fertile. Les terres douces entrent pour les 3/4 dans sa composition et les terres fortes et argileuses pour un quart. On cultive beaucoup de pommiers à cidre.

Industrie : Elèves et commerce de bestiaux. Petite fabrique de toiles.

Moulins de St.-Vincent, des Prés, sur la Dive.

Population : 1165 hab. Feux : 215. Métairies :  Bordages : 100.

Contributions : fonc. 6,450 fr. pers. et mob. 638 fr. port. et fen. 252 fr. pat. 179 fr. Toi. 7,519 fr.

Le Bourg peu éloigné de la rive gauche. de la Dive renferme 45 feux et une église dédiée à St.-Viventien. Assemblée patronale le 1er dimanche d'août.

Hameaux : Clos-Marin , Courjoins , la Fiselière , la Vallée, les Malazières ; l'Orcine.

Le territoire est traversé par les chemins de St.-Remy-des-Monts à Moncé. et de St.-Pierre-des-Ormes à Commerveil. ( Stat. de St-Vincent. -- M. Blot , maire ).

Historique: Sous l'épiscopat de St. Principe, 511--515, Viventien s'établit dans le Sonnois et y exerça la profession de cordonnier. L'austérité de sa vie, et la perfection avec laquelle il travaillait, excitèrent la jalousie des autres ouvriers. L’un d'eux l'assassina sur le bord d'une fontaine, dans laquelle il jeta son corps. On bâtit en ce lieu un oratoire. Cette chapelle à 200 pas à l'E. du clocher était très fréquentée avant 1790. Beaucoup de personnes venaient à la fontaine que l'on voyait auprès , chercher un remède contre la fièvre et autres maladies. (Le Corv. t 10) La chapelle est aujourd'hui changée en grange et la fontaine à été détruite.

Du temps des guerres des Normands, le corps de Saint Viventien fut transporté à Blois et déposé à l'abbaye de St.Laumer, où il est resté.

 1224 -- 1255. L'évêque Geoffroy de Loudon retire  des mains de Robert de Dangeul , la dîme de St.-Vincent-des-Prés et l'assigne au Chapitre de‑ la Cathédrale, pour la célébration de son anniversaire. Cette destination n'étant point marquée dans son testament , Guillaume Rolland et Geoffroy Freslon ses successeurs réunirent cette dixme au domaine de leur évêché. Mais celui-ci ayant été informé de l'intention de Geoffroy, la remet avec les arrérages en la possession du Chapitre , â la charge que l'évêque, s'il assiste à la messe de l'anniversaire, recevra la même distribution qu'un chanoine. ( Le Corv. , p. 511 ).

I274. Jean d'Arné l'ancien et son neveu vendent au Chapitre , pour 25 liv. tournois , un droit de dixme et le tiers des pailles qu'ils ont dans la paroisse de St.-Viventien. ( Cartul. blanc , suivant Le Paige , 587 ).

La seigneurie appartenait , en 1789, â la famille Cucquet.

Le nom d'hospice que porte une maison du bourg désigne probablement une habitation , où jadis logeaient les moines de St-Laumer, lorsque leurs affaires les amenaient dans ce pays.


Journal « Le Perche » le 10/8/2000

 Suite aux dégradations perpétrées début juin 2000

Restauration de la statue de Saint Viventien :

 Dimanche, la statue de Saint Viventien a retrouvé sa place après avoir été restaurée par son créateur suite à un acte de vandalisme.

Le 8 juin 2000, une bande de jeunes gens de Mamers s'est livrée à des actes de vandalisme sur la fontaine Saint Viventien. « Ils ont tout d'abord cassé le plexiglas de la porte d'entrée de la petite chapelle de Saint Viventien où se trouve la statue du martyr. Ils ont ensuite décelé cette dernière avec un pied de biche pour la jeter au fond de la fontaine. Ils ont fait de même avec les bancs qui entourent le jardin», raconte Henri de Roquefeuil, le maire de Saint-Vincent-des-Prés. Après avoir vidé la fontaine, la statue sculptée en 1985 par M. Gruer, a été récupérée en piteux état : tête cassée et menton abîmé. Elle a donc été confiée à son créateur pour rénovation. Dimanche matin, elle a retrouvé sa place à l'occasion du pèlerinage de Saint-Viventien auquel a participé une cinquantaine de personnes en compagnie du Père Marie-Thomas, prêtre de la paroisse de Sainte-Marie-en-Saosnois. Au cours de la cérémonie, Henri de Roquefeuil a expliqué : «Nous avions prévu de lancer un appel à la générosité pour financer les travaux de remise en état de la statue mais ce n'est plus nécessaire. Le bouche à oreille a bien fonctionné. La somme a déjà été rassemblée.» Le maire de la commune en a aussi profité pour annoncer que l'église et une partie des vitraux seraient bientôt restaurés. Ces travaux devraient être subventionnés à hauteur de 50%.


 Le pèlerinage Saint Viventien, Une manifestation vieille de 500 ans

 

À l'instar du pèlerinage de Notre-Dame-de-toutes-Aydes à Saint-Rémy-du-Val, celui de Saint Viventien est un moment important pour les chrétiens du Saosnois, où se mêlent histoire et légende.

Le pèlerinage de Saint-Viventien est certainement vieux d'au moins 500 ans. II fut interrompu pendant la période révolutionnaire et relancé en 1899 par une habitante de la commune, Mme Triger. Le pèlerinage sous sa forme actuelle a donc fêté ses 100 ans d'existence l'année dernière.

C'est l'évêque du Mans, Monseigneur Faivre, qui a d'ailleurs présidé cette cérémonie et célébré la messe de ce centenaire. Histoire et légende se mêlent quand il s'agit de retracer les débuts du pèlerinage. D'origine espagnole, Viventien vécut sous le règne de Clovis. II arriva chez les Cénomans après la bataille de Vouillé en 507 avec ses deux frères, Péréguin et Mathorat. Le but de leur venue est la recherche de leur sœur enlevée par les guerriers et devenue esclave d'Emoléus. Viventien décida de rester dans le Saosnois et devint cordonnier. Son habileté au travail rendirent jaloux de nombreux collègues. Après avoir proféré des menaces à son encontre, l'un de ces envieux tua le pieux homme et jeta sa tête dans la fontaine de Ici commune où il habitait.

C'est alors qu'une habitante de Montaclum, appelé aujourd'hui Moncé-en-Saosnois, apprit cette histoire et se rendit à cette fontaine. Là, elle vit briller une lumière éclatante, avec, au centre, le cadavre de Viventien, intact deux mois après sa mort. Avec l'aide des villageois, elle décida donc de transporter le corps jusqu'à l'église. Mais il devint si lourd qu'il fut bientôt impossible de le porter. C'est ainsi que le saint homme choisit le lieu de sa sépulture. Un oratoire fut donc construit à cet endroit et devint un lieu de pèlerinage. D'ailleurs, la légende veut que la fontaine ait eu des vertus miraculeuses et curatives puisqu'elle guérissait les maladies et les infections des yeux. Le village porta le nom du martyr jusqu'au XIV ème siècle.


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