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Histoire de Saint-Aignan par Th.Cauvin écrite en 1829

 

SAINT-AIGNAN

 Sanctus Aniatus; à 5,kil.1 S. S. E. de Marolles; 15,5 S. de Mamers; 26,9 S. S. 0. du Mans.

Commune arrosée par l'Orne et la Dive au N. , le ruiss. de St.-Aignan à l'0. Bornes : Marolles‑les‑Braux et Peray au N. , Courcival et Jauzé à l'E. , Sables et Courcemont au S, Mézières ‑sous‑Ballon à l’O. Ter­rain calcaire. La surface assez égale, à 3 kil. au N. au S., et 4 de l'E. à l'0. Sol argilo‑calcaire assez fertile. Taillis : 21 hect.

Industrie : Elèves et engrais de bestiaux.

Une chaussumerie avec tuilerie ; l'usine prend l'argile sur la commune, et tire la pierre calcaire du dehors.

Moulin de Tyronneau sur l'Orne. (ou: Tironneau, Thironneau)

Population : 1012 hab. Feux : .220, Métairies : 14 Bordages : 30.

Contributions : fonc. 8419 fr. pers.  et mob 663. F port. et fen. 272 fr. pat. 144 fr. 66 c. Tot. 9498 frs 66 c.

Le Bourg, situé près le ruiss. de St. Aignan , contient 74 feux et une église dédiée à un St. évêque d'Orléans. Assemblée patronale le dimanche ,après la Fête­ Dieu.

Hameaux : Boiviers , la Haye , la Planche, le Cou­dray , le Pont , les Grandes Maisons , les Métairies , Thiolet.

Le bourg a des chemins de communication avec Ma­rolles, Courcemont , etc. Le pont d'Effres est construit sur l'Orne , au N. du clocher.

Le château , presque entièrement environné de douves remplies d'eau, touche le bourg.

Etablissements : Chef lieu de perception, etc. ( M Drouin , maire ).

Antiquités : Avant 1790 , on remarquait dans le sanc­tuaire de l'église, le mausolée avec l'épitaphe de François de Mauny, chevalier , seigneur de St.-Aignan décédé le 15 février 1523.

Historique : 1151. Patry de Chaources, seigneur de St. Aignan, fonde , au confluent de la Dive et de l'Orne, l'abbaye de Tyronneau , où il établit des religieux de Citeaux. On voyait dans l'église un mausolée. qui devait être celui du fondateur. II ne reste de cet établissement qu'une faible partie de la maison conventuelle.

Les Calvinistes avaient au bas du bourg , un temple dont le fameux Amirault fut ministre avant de remplir les mêmes fonctions à Saumur. 
Cet édifice existait encore en 1800.

La chatellenie de St.-Aignan composée des seigneuries de St.-Aignan, Marolles , Dissé, Ponthouin , des chatellenies du Plessis et de Verdigné, possédait une juridiction comprenant dans son ressort un grand nombre de paroisses ( 54 ). Le châtelain avait le droit de traverser  avec piqueurs, chevaux , chiens et équipages de chasse , lorsqu'il prenait cet exercice , la maison seigneuriale de la Davière située à Courcemont. Le jour de la Pentecôte, le seigneur de Nouans devait, lui présenter un chapeau de roses. 
Quand il faisait faucher le foin de ses prairies, les paroissiens de St. Aignan, établis sur son fief, étaient tenus de le faner et de le mettre en meules. Pour indemnité de leur travail, ces ouvriers allaient danser au château, le dimanche après la fenaison. Les deux derniers devoirs ont été rendus exactement chaque année jusqu'à l'époque de la suppression des droits seigneuriaux. Les autres fiefs étaient ceux de Tyronneau , de la cure, etc. Celui-ci s'étendait sur plusieurs maisons du bourg et quelques morceaux de terre adjacents. 
( Le Paige. M Leblais , anc. juge de paix ).

La terre de St. Aignan fut possédée au 12.e siècle, par la famille de Chaources, au 14.e, par celle de Craon: Le 13 août 1380, Guillaume de Craon, vicomte de Châteaudun, seig. de la Ferté Bernard et Marie de Flandre, son épouse , la cèdent pour 3500 livres d'or, à Hervé de Mauny, chevalier , seign. de Thorigny et à Marie de  Craon sa femme et leur fille. 1517. Claude de Mauny, fille de François et de Renée de Villeblanche la porte à François de Silly, seigneur de Dampierre et de Malesherbes, qui partage les biens de son beau-père, le 16 fév. 1534. Marie Clutin, dame de St. Aignan et de Ville-Parisis, épouse Georges de Clermont Galerande. 1665 , Charles de Moré écuyer, seign. de Chantour rend à la baronnie de Sonnois, au nom de Georges de Clermont , hommage de la chatellenie de St. Aignan. Par la mort de la demoiselle: Clermont arrivée en 1761, cette terre vint à d'Esson, chevalier de St. Louis , l'un de ses héritiers; elle appartient aujourd'hui à sa famille. 
( Men. Hist. de Sablé, 398. 
Simpl. IV, 473; VIII, 169. Le  Paige ).

 

 

 


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