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Petite Histoire de

 Saint-Calez-en-Saosnois

Sources:         Texte de Th. Cauvin: "Essai sur la statistique" paru en 1829 .
                       Jaillot, Le Paige, Almananac Manceau

Rédaction: Jacques BRION.

Vifs remerciements à Didier van der Haeghen et à Monsieur Louis PHILIBIEN, maire de Saint-Calez-en-Saosnois.

AUTREFOIS 

Saint-Calez-en-Saosnois s'appelait jadis Saint-Calais-du-MainE. Puis, en 1793, CALEZ-EN-SONNOIS, puis SAINT-CALAIS-EN-SONNOIS, pour finalement atteindre son appellation actuelle, par je ne sais pas encore quel mystère. Mais j'en découvrirai le secret et ne manquerai pas de le communiquer. 

Ce nom est vraisemblablement du à la vénération que portaient les premiers habitants au saint solitaire KARILEFF (Sanctus KARILEPHUS in terril Sagonensi) qui vivait en ermite sur l'Anille, affluent de la Braye. Il fut le fondateur, au VI ième siècle, d'un monastère à SAINT-CALAIS (vers les années 490 - 550, date probable de sa mort) . 

Le moine KARILEFF s'était échappé du Monastère de Mici avec ses co-disciples AVIT, DAUMER, CALL et ULPHACE. Ils parcoururent d'abord une partie de la Beauce, poursuivirent vers l'ouest, s'arrêtèrent un instant à VIBRAYE  puis s'avancèrent ensuite dans le Perche pour s'arrêter à SAINT-CALEZ-EN-SAOSNOIS. 

Selon le texte de Th. Cauvin, Saint-Calez était arrosée par les ruisseaux de Moire à l'est, de St-Calais, au sud-est et de Loffier au sud-ouest Les bornes en sont: Saône au nord, Pizieux à l'est, Monhoudou au sud, Courgains et Saône à l'ouest. La surface a 3,5 Km de long sur 2,3 Km de large.
Terrain calcaire assez fertile, sol argileux.
 

Quelques industries: élevage de bestiaux.

Plusieurs habitants font le commerce de chevaux.

Fabrique de toiles. 


ÉVOLUTION DE LA POPULATION (Les Caléziens)

Population: 651 habitants au recensement de 1820.  

M. le Maire (M. Legendre) annonce 170 feux, 3 métairies, 53 bordages.

Contributions: foncière: 2971 Fr. personnes et mobilier: 344 Fr., portes et fenêtres: 95 Fr., pat. 136 Fr., lot. 3546 Fr.

 Il n'y a pas de souvenir de château, la "Seigneurie de paroisse appartenait (selon Le Paige) à l'abbaye de Sainte-Geneviève de Paris" (Sue Geneviève de Paris)

ANTIQUITÉS: 

Les fameux fossés de Robert-le-Diable traversaient la commune de Saint-Calez. Ils passaient à l'ouest du clocher. Ces fortifications sont encore visibles à Monhoudou. On retrouve encore leur trace à SAOSNES. Rappelons que Saosnes fut la première capitale du Saosnois.

Cette région joua le rôle d'une véritable forteresse. (Voir les détails dans l'histoire du Saosnois, sur ce même site, voir plus bas ). 

Il semblerait que l'on extrayait de la marne qui contenait une grande quantité de fossiles sur le territoire de cette commune. Il est d'ailleurs fréquent, encore actuellement, de trouver de très jolis fossiles siliceux.

AUJOURD'HUI 

            La commune de Saint-Calez-en-Saosnois s'étend sur 719 hectares dont la majeure partie serait consacrée à la culture de blé, maïs, tournesol, chanvre, betteraves, un peu plus souvent que de pâturages.

            Elle possède 14 kilomètres de routes communales, dont deux sont classées départementales (CD 300 et CD 117).
Elle se décompose comme suit:

            - le bourg avec son église, une mairie, l'ancien presbytère (réhabilité en deux logements sociaux)un restaurant et quelques maisons d'habitation.

            - les hameaux:

Þ  L'Offié ("Loffier")  (où il aurait existé un petit fort);

Þ  Beaumoncelle (où il y avait une cheminée cylindrique provenant d'une ancienne construction)

Þ  Faux-les-Fils;

Þ  Guette ("Guiette") où arrivaient les fossés de la Butte de Courgains;

Þ  La Brosse;

Þ  La Gourie (ou Les Gouries);

Þ  La Métairie;

Þ  Le Pressoir. 

            - enfin, le cimetière qui se trouve à 700 mètres à l'angle du CD 300.

DEMAIN 

            La commune comprend 171 habitants (166 au recensement de 1999) dont une bonne partie de jeunes (30 enfants de moins de 10 ans).  

            Plusieurs projets, dont quelques uns déjà réalisés, vont amener Saint-Calez-en-Saosnois à se développer. Cela fera l'objet d'une rubrique future que nous baptiserons: "SAINT-CALEZ-EN-SAOSNOIS au XXI ième siècle


FERME DU PETIT MOIRE

construite en pierre, vers les XIe et XIXe siècles 

            Le Petit Moire figure sur la carte établie vers 1760 par Cassini comme une simple ferme. Le bâtiment possède toutefois quelques restes architecturaux qui pourraient indiquer une origine noble quoique modeste.  C'est notamment le cas de la grande fenêtre de la façade qui présente une mouluration pouvant dater du XVIe siècle. 
Il est possible que ce logis ait dépendu de la seigneurie du Grand-Moire, dans la proche commune de Saint-Vincent-des-Prés.
 

FOUR A CHANVRE 

Construit vers la fin du XIXe siècle,En pierres, Au lieu-dit: "Le Petit-Moire". 

            Le dispositif de ce four à chanvre est représentatif de ce type d'équipement. Il s'élève sur deux niveaux. Le premier contient la chambre de chauffe, équipée d'un foyer au coke, qui brûle sans flamme. Le second constitue la chambre de séchage dans laquelle les bottes de chanvre sont entreposées sur un plancher à claire-voie, qui permet le passage de la chaleur entre les deux niveaux. L'originalité de ce four réside dans son architecture à base rectangulaire, la majorité des fours à chanvre étant circulaires.


L'histoire du Saosnois se consulte ici

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