(Textes de F.Chirat)
Au
Nord de la commune de Monhoudou, à 1,7 kilomètre de l'église, Congé longe le
Ruisseau de la Prée qui sépare au Nord cette commune et celle de
Saint‑Calez‑en‑ Saosnois. Sur ce terrain légèrement incliné
vers le Sud‑est à 95 Mètres d'altitude, ce site est à 125 mètres à
l'Ouest de la départementale 131 menant à Pizieux.
REFERENCES I.G.N.
n°1717 Est
Année: 1988
Coordonnées Lambert :
AX: 450,7
AY 1068,6
REFERENCES CADASTRALES
Année: 1837
Section : A1
Parcelles importantes : 37-43
VESTIGES Type: Maison forte.
Le
site est bordé au Nord par un important vivier de 180 mètres de long et 17 de
large, qui longe le ruisseau de la prée. Le bâtiment principal est celui qui
est situé le plus à l'Ouest, avec l'orientation Nord‑sud. Juste au Nord,
nous trouvons les écuries tandis qu'une grange est juste au Sud. Une grande
fuie à pigeon se trouve au centre de la cour tandis qu'une autre, grange, un
peu plus grande que la précédente, est située proche de l'entrée du site,
qui est à l'Est. Une vieille maison est située juste en face de cette dernière,
à une quarantaine de mètres au Nord.
La
maison d'habitation qui fait face à l'entrée du site, qui est à une centaine
de mètres, a été rénovée et, un garage a pris place, sur son pignon Sud.
Cependant, sur le pignon Nord, une vieille meurtrière est encore bien visible.
Elle se trouve au niveau de la hauteur du premier étage.
D'après
le propriétaire actuel, monsieur Morin, dont la famille possède les lieux
depuis six générations, la fuie fut détruite au tout début du siècle, de façon
à réutiliser les pierres qui ont servi à agrandir la grange existante, dans
sa partie Est.
Le vivier est toujours en
place, il se vide en été, mais il est en eau en hiver. Le ruisseau qui avait
été dévié pour alimenter le vivier, comme nous le montre l'ancien plan
cadastral, a repris sa position originelle. La vieille maison, qui borde la
parcelle 35 est vraiment très vieille et, elle devait servir d'habitation au
gardien ou au métayer du site. De plus, le terrain nous laisse supposer qu'une
douve passait autrefois dans l'ancien bois, dans la parcelle 45, avec une
orientation similaire à celle du vivier.
Ce
lieu est mentionné pour la première fois, peu avant 1078, dans un acte (286c).
Il nous faut ensuite attendre 1532 pour retrouver de nouveaux éléments. Le 10
juillet de cette même année, les religieux de l'abbaye de Beaulieu du Mans,
comparaissent par procureur aux assises de Beaumont, pour y donner leur déclaration
relativement à la terre de Congé, en Monhoudou. Le 8 mai 1535, ils sont
condamnés aux mêmes assises à donner cette déclaration (287c).
La
terre de Courbomer avait haute et basse justice avec, entre‑autre, le
droit de suzeraineté sur le fief de Congé (288c).
Sur sa carte, Cassini lui donne l'appellation de château
de Congé.
286c
Idem 4c, Fol. 594.
287c
Idem 15c, Tome IV, p_ 127.
288c
Ibidem 287c, p. 126.
Cliquez pour agrandir, retour par votre navigateur