Retour

Le Marolles d'aujourd'hui Cliquez-moi !

Francité
L'histoire de Marolles les Braults

1/ CANTON DE MAROLLES LES BRAULTS

(Extrait de Th.Cauvin , 1829) 

Ce canton, compris entre le 1 d. 54 m., et le 2 d. 7 m. de longitude; entre le 48 d. 12 m. et le 48 d. 19 m. 1/2 de latitude, a pour bornes les cantons de Mamers au N. ; de Mamers et de Bonnétable à l'E ; de Ballon au S; de Beaumont et de St.-Paterne à l'O. Les petites rivières d'Orne, de Dive , de Gravai, de Malherbe, etc.…arrosent son territoire et causent souvent par leurs inondations de grands dommages aux foins. La surface est généralement en plaine.

Terrain. La pierre calcaire pour la bâtisse et la chaux s'exploite en beaucoup d'endroits ; Mézières offre de la marne à un mètre de profondeur.

Agriculture : Le sol est fertile et varié suivant les localités : dans le voisinage des rivières , la terre est grasse , forte et difficile à cultiver ; sableuse sur les parties élevées; tantôt argileuse, tantôt crayeuse, quelquefois caillouteuse dans la plaine. On y remarque les proportions suivantes : terres argileuses 4/12; crayeuses 5/12  ; caillouteuses 2/12 il ; sableuses 1/12. On cultive froment, méteil , orge, peu d'avoine, le seigle autant qu'il est besoin de paille pour lier les gerbes, chanvre , trèfle , peu de luzerne, le sainfoin ne réussit pas; arbres à cidre. On distingue parmi les pommiers les variétés : fréquin, douxveré, aigre-doux , amer, amer-doux , ameré , barbari , martrange , jumeau, lonrai ; parmi les poiriers : carisis, verard ou chien-blanc , vert-et-blanc , boursier, judas , jumeau, rondeau, écot. On compte 390 hectares de bois partagés en diverses portions.

La plupart des labours s'exécutent avec des bœufs précédés par des chevaux; les bordages cependant n'emploient que les derniers. Assolement triennal, quelquefois quadriennal.

Les prés situés sur les bords de l'Orne produisent des foins de bonne qualité. Beaucoup de prairies artificielles en trèfle augmentent la quantité des fourrages et donnent les moyens d'élever plus de bétail. Il sort des pâturages chaque année , des bœufs gras pour les marchés de Sceaux et de Poissy.

Animaux domest. Les chevaux sont de race Bretonne forts et un peu massifs. On élève des poulains qui se vendent aux foires de Mortagne et autres villes. La plupart des bœufs de travail viennent du Poitou; c'est un tribut que le pays s'impose bénévolement. Les vaches de service, toutes élèves du canton, ont la taille moyenne et donnent beaucoup de lait. On conserve les veaux femelles, les mâles sont envoyés à la boucherie. Le Poitou fournit encore les moutons qui s'engraissent après la récolte ; pour être vendus aux bouchers , ou conduits au marché de Poissy. L'agriculteur nourrit quelques agneaux femelles. Peut-être donnerait-il plus d'attention à ce genre d'industrie , si le pays lui était favorable ; mais les bêtes à laine ne prospèrent point , quand elles y passent au-delà d'une année , surtout , lorsqu'elles habitent des terrains un peu humides. La majeure partie des toisons se porte aux marchés voisins, le reste entre dans la confection des droguets à l'usage des habitants de la campagne. Journaliers et bordagers, tous entretiennent une chèvre. Les cultivateurs élèvent des cochons, le plus qu'il est possible , à cause des grands avantages qu'ils en retirent. Ces animaux servent à l'approvisionnement de Paris. Il y a peu de ruches ; la région ne semble point convenir à l'éducation des abeilles.

25 à 30 hectares de terres labourables, prés et pâtures forment l'étendue moyenne des métairies ; 50 à 60 composent les plus grandes , dont le nombre est sensiblement diminué depuis 1790 par la division des propriétés.

Industrie : Élèves de poulains et de bestiaux; engrais de bœufs de moutons et cochons. Fabrique de toiles de chanvre dites de treillis jaunes, fortes et propres à divers ouvrages.  Deux chaussumeries et tuileries donnent des produits estimés.

Moulins : Une douzaine établis sur les rivières et ruisseaux; un moulin à vent.

Commerce : Grains, chanvre , cidre, graine de trèfle , fil, laines , poulains, bestiaux, beurre , volailles , gibier , cire , miel , chaux , briqueterie , etc.

Ce canton renferme 18 communes : Aveines, Congé-sur‑Orne, Courgains, Dangeul, Dissé-Sous-Ballon , Lucé-sous-Ballon, Marolles-les-Braux, Meurcé. Méziéres-sous-Ballon , Moncé-en-Sonnois, Monhoudou , Nauvay , Nouans, Perai , Ponthoin , René, St-Aignan , Toigné.

Population : 15,352 hab, recens. de 1820

Contributions : Foncière. 96,585 f.,  Personnelle et mob. . 7,856 f., Portes et fenêtres .2,541 f., Patentes .1,794 f.23. Donc un total de 108,77623. f.

Etablissements : Justice de paix, 18 mairies, 3 résidences de notaire : Marolles, Congé, René; 1 bureau de l'enregistrement , 4 chefs-lieux de perception : Marolles, Congé, Courgains, René ; 1 cure, 16 succursales, 1 hospice, 1 bureau de charité, écoles gratuites; plusieurs instituteurs primaires.

 

2/ MAROLLES-LES-BRAUX

Marolles-Les-Braults, Marolles-les-Beraux , Marojalum, Marolloe Braudi, Marolloe Beraldorum ; à 11,3 kil.8 S. S. O. de Mamers 28.9 hl. N. E. du Mans.

Commune, chef-lieu de canton, arrosée par le Gravai au N. E. , la Dive à l'E. , l'Orne au S. , le Malherbe à l’O. Bornes : Courgains et Mouhoudou au N. , Avennes et Peray à l'E, St-Aignan au S., Dissé et Dangeul à l'O. Terrain : calcaire moellon. Surface assez égale inclinée vers le S. Sol argilo-calcaire , très fertile au S. , moins bon au centre , médiocre an N. Prés de bonne qualité. Taillis : 16 hectares.

Industrie : Elèves de chevaux et de bestiaux; engrais de bétail et de cochons ; environ 60 ruches.

Moulins : d'Effres, vulgairement d'Effes sur l'Orne, de Gravai sur le Gravai. Il en existait jadis 3 autres : 2 sur le Malherbe, le 3.e sur l'Orne.

Population : 2014 hab., récens. de 1820 ; 2110 recens. de 1825. Feux : 438. Métairies : 5o. Bordages un grand nombre.

Contributions : fonc. 13,057 fr. pers. et mob. 1,079 fr. Port. et fen. 276 fr. pat. 413 fr. 99 c. Total. 14,825 f r. 99 c. 

Le Bourg,

situé près du ruisseau de Malherbe, contient 102 feux. L'église sous l'invocation de St. Remi est propre et bien décorée. Le sépulcre et le tableau du grand autel représentant le baptême de Clovis furent donnés, en 1688 par le curé Engoulevent; l'un de ses successeurs, Loriot de la Borde, fit présent en 1766, du buffet d'orgues. II se tient le dimanche matin un petit marché, où l'on vend oeufs volaille , beurre , fromages , fruits et légumes. L'assemblée de St. Sébastien a lieu le 2éme dimanche de Juillet celle de St. Rémi, le 1er dimanche d'octobre.

Hameaux : Auberthe : Faubreteau , la Basse-Judée, la Blancherie , la Fouasterie, la Guittonnerié, la Mare, le Buisson , le Noyer, les-Fossés-Robert, le Val , St.Symphorien, Villenette.

Le territoire est traversé par le chemin de St. Aignan à Mamers.

L'ancien château du Plessis défendu par de larges douves qui était bâti sur la rive gauche du Malherbe, à 1 kil. O. N. O. du clocher, n'existe plus. Le logis de la Touche à la même distance N. E. est remplacé par une jolie maison moderne.

Établissements : Justice de paix, mairie, résidence de notaire, bureau de l'enregistrement , chef-lieu de perception , brigade de Gendarmerie à pied, cure , hospice , petites écoles.

L'hospice fondé en 1773, par Laurent Loriot de la Borde , docteur en théologie , curé de Marolles , fut autorisé par lettres patentes de décembre de la même année, confirmées par de nouvelles lettres de fév. 1776. L'établissement doit avoir trois sœurs, dont une fait l'école , entretenir lits , procurer un métier à deux enfants garçon et fille ; de manière que les uns finissant leur apprentissage, d'autres les remplacent. Le fondateur donna une maison meublée , des biens ruraux avec une rente sur le clergé, le tout produisant en 1789, un revenu clé 2015 liv. , réduit en1805, à 1148 fr., aujourd'hui porté à 1774 fr. Celte réduction força les administrateurs de supprimer l'hospitalité.

L'on distribue à domicile des secours en tous genres aux pauvres malades, aux vieillards indigents et autres malheureux.

Instruction publique : L'école établie à l'hospice est fréquentée par environ 70 jeunes filles; celles qui sont pauvres ne paient point de rétribution. Les sœurs tiennent aussi un pensionnat. Deux instituteurs primaires donnent chez-eux des leçons à une cinquantaine d'élèves.

Antiquités : A 2 kit. E. du bourg, les fossés de Robert-le-Diable s'avancent sur une grande étendue

Historique : Avant 1790 , une portion assez considérable de la paroisse appelée les Communaux était en tourne, c'est-à-dire , dépendait pour le spirituel alternativement de Marolles et d'Avennes. L'impôt se payait dans la dernière de ces communes; la police et les affaires criminelles appartenaient à Marolles. Celle alternative avait lieu dans plusieurs endroits du diocèse.

1191. Jean, fils de Guillaume Talvas, baron de Sonnois, confirme aux moines de St.-Vincent l'église de Marolles que leur avait donnée Hugues de Merlai. Cependant l'évêque présentait la cure estimée, suivant le Pouillé, 6000 liv. et qui en valait près de 10,000. ( Histoire de S.Vinc.).

1229. Mathieu Palle fonde à 900 mèt. S. du clocher le prieuré de St.-Symphorien en faveur de l'abbaye de la Coulure. L'évêque Maurice approuve cette fondation. ( Pouillé. ). –

1234-1255. Geoffroy de Louden , évêque du Mans , accorde aux Chartreux du Parc 20 liv. tournois de rente à prendre sur la cure de Marolles.

La seigneurie de paroisse, châtellenie attachée au château du Plessis fut longtemps possédée par la famille de Mégaudais, dans laquelle la fit entrer le mariage de Jacques de Mégaudais avec Marie Neveu, fille ruinée de Nicolas Neveu , seign. de Laulne, Charné , Marolles , Launay et la Perrière, grand prévôt de l'hôtel , et de Françoise Le Porc. Elle vint ensuite dans celle de Clermont-Galerande. Après la mort de la demoiselle de Clermont, dame de St.-Aignan arrivée en 1761 ,, la terre du Plessis échut à M. d'Esson , l'un des héritiers. Ses descendants en sont aujourd'hui propriétaires. Les autres fiels étaient ceux du prieuré, de la Touche , de Verdigné paroisse d'Avennes, etc.

Voir aussi: Cliquez dessus

Le Mamers-St Calais et la gare de Marolles

Henri-Achille CHARDON

Henri LEFEUVRE

L'Église St Rémi

Les comptes de la fabrique avant la révolution

Le prieuré de St-Symphorien

 

Retour