Lieu-dit:
Le BRAY alias le BREIL
Localisation
Le
site se situe à 1700m au Nord-ouest de l'église de Lucé-sous-Ballon, proche
de la limite communale et, à près de 200m au Nord de la communale reliant
Luce-sous-Ballon à Beaumont-sur-Sarthe. Ce site est plutôt bien isolé, à
65m d'altitude.
RÉFÉRENCES
I.G.N. n° 1718 E Année
Coordonnées
Lambert: Ax : 441 Ay : 1059,5
RÉFÉRENCES
CADASTRALES
Année
1837 Section B2 Parcelles importantes : 236-237
VESTIGES
Type: Maison forte avec basse-cour.
État
cadastral (voir le plan en bas)
La
maison d'habitation est le bâtiment le plus à l'Est. En face, vers l'Ouest
nous pouvons constater la présence des étables, tandis qu'une importante
grange de plus de 30 mètres est située au Nord. Cependant, d'après le plan
cadastral, ce n'est pas cette partie qui est la plus intéressante car ce
corps de bâtiments représente la ferme. Le plus important se situe juste à
l'Ouest de ces bâtis. Un fossé entoure la parcelle 235, nommée : "le
jardin". Ce fossé avoisine les dix mètres de large dans son orientation
Nord‑sud. La parcelle 237 appelée : "le champ de la douve"
est encore bordée du fossé en eau dans sa partie la plus au Sud. Même si
les autres parties du fossé ont plus ou moins disparu, nous pouvons quand même
deviner sa forme et nous rendre compte que cette parcelle était entièrement
entourée d'eau.
Contrôle
sur le terrain
Les
bâtiments présents sur le plan cadastral napoléonien sont toujours en
place, cependant les étables risquent d'être abattues dans un futur proche.
Le jardin est lui aussi encore présent au même endroit mais il n'est plus
exploité depuis 1990 et commence à tomber sérieusement en friche. Depuis
1994, les fossés ne sont plus en eau qu'en hiver car un système de drainage
fut implanté. D'ailleurs, la partie de douve qui séparait les parcelles 237
et 239 n'est plus aujourd'hui qu'un fossé. En ce qui concerne la
maison‑forte, elle devait se trouver dans la parcelle 235 et plus
particulièrement dans la partie située la plus au Sud‑est de
celle‑ci. En effet, d'après Madame Heurtault, la propriétaire, âgée
de plus de quatre-vingt-dix ans, des fondations rasant le sol sont apparues
dans cette partie, lors d'un nettoyage des douves, en 1949.

Photographie
d'une. prise de vue aérienne datant des années 1970 présente chez la propriéraire (Madame Vayer domiciliée à Beaumont-sur-Sarthe) La trace
d'eau située à gauche représente un reste de douves qui bordait l'ancien château
par la droite.
DONNÉES
HISTORIQUES
La
première famille seigneuriale attestée est celle de Mauny. Dans une déclaration
rendue au fief du Breil , en 1477, nous pouvons apprendre que Pierre de Mauny
est à la fois seigneur de Saint-Aignan, Doucelles et du Breil. Une multitude
de déclarations, quelque peu identique à la première, permet de connaître
les possesseurs. Ainsi, le 26 Juin 1486, Marie de Beauvoysienne est dite :
"Dame du Breuil" et, suite à la mort de son mari, cité précédemment.
Le 20 août 1506, ce fief est devenu la propriété d'Olivier de Mauny . En
1512, Guillaume de Mauny est à son tour seigneur du Breil. Cinq ans plus
tard, nous trouvons François de Mauny. Ensuite, dans une déclaration de
1536, nous pouvons voir que le fief du Breil a changé de famille par l'intermédiaire
du mariage. Guillemine de Mauny a apporté la châtellenie du Breil en dote à
Hercule de Maridort. En 1557 Guillemine de "Maulny" est encore dame
du Breil, alors qu'elle est veuve . De cette date jusqu'à 1622, les textes
sont absents. Cependant, d'après la généalogie des Maridort , il est
probable que Jean II de Maridort (fils d'Hercule), et David de Maridort, petit
fils de ce dernier aient été eux aussi possesseurs de cette châtellenie.
Cette hypothèse est appuyée par le fait qu'en 1622, Gilles de Maridord, fils
aîné de David de Maridort, reçoit une déclaration de foi et hommage simple
en tant que seigneur du Breil.
D'ailleurs, dans un texte daté du 3 février 1646, il est dit que : "...Gilles de Maridort, chevalier, seigneur de Saint-Ouen-en-Champagne, et dame Françoise de Vignolle, sa femme,
en
leur château du Breil, paroisse dudit Lucé..." En 1660, ils sont toujours
possesseurs des lieux , Par contre, en 1674, nous retrouvons Louis de Maridort héritier
bénéficiaire de son père . Il vivra jusqu'en 1678 puisque nous retrouvons un
aveu le concernant datant de cette année ci , tandis qu'en Janvier 1679, un
aveu est fait à Suzanne de Croulay, veuve de Louis de Moridort et, tutrice de
Louis-Charles de Maridort, leur fils unique, mineur. Ce dernier va se marier
avec Elisabeth-Charlotte-Louise de Perrochel et, la châtellenie du Breil va
passer dans la famille de Moulins, grâce au mariage de leur fille Marie-Louise,
avec Louis de Moulines, en 1728. Leur fille héritière, Louise-Marie-Elisabeth
de Moulins épousa Gabriel‑Honoré Mesnard . Enfin, en 1770, nous trouvons
un dénommé Pierre François le Fevre, écuyer, seigneur du Breil. Ces terres
vont rester dans cette famille jusque dans la seconde moitié du XIXè siècle.
